ASSOCIATION FRANÇOIS - COMITE FRANÇOIS


L'ASSOCIATION FRANÇOIS VEUT CONNAÎTRE LA VÉRITÉ SUR LA CAUSE ET LES CIRCONSTANCES DU DÉCÈS DE FRANÇOIS THERRIÉ-FLAUX 

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Témoignages de soutien

Résumé  chronologique

Anomalies de l'enquête et de la procédure

Extraits de presse

Objectifs de l'Association François

Engagement des parents

Comment nous aider

Signataires du comité

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DOSSIER COMPLET

CHRONOLOGIE DETAILLEE DES FAITS ET DES ACTIONS


Avant-propos

Cette présentation du dossier s'adresse à tous ceux qui ont gardé le souvenir de François et qui ont manifesté leur intérêt et leur soutien à Bernard et Mireille Therrié-Flaux, ses parents, à Nicolas, son frère, et à tous leurs proches. 

Elle s'adresse aussi à ceux qui refusent que la jeunesse soit victime de la violence dans les banlieues et dans les établissements scolaires. Les faits ont été établis peu à peu, et sont présentés tels que nous les connaissons à ce jour.

Depuis bien des années, les représentants des parents d'élèves avaient informé l'administration du lycée de Montgeron (91230) de trafics divers, notamment de drogue.

Quoique les responsables de la vie scolaire aient tenté plus récemment de répondre à ces inquiétudes, ils n'ont pas divulgué toute l'information souhaitable dans les cas individuels. Les parents n'ont pas été mis en garde contre les dangers que représentent les trafics pour leurs enfants.

En 1997, quelques semaines avant le bac, pendant les heures de cours, quatre élèves de Terminale (dont François) et un individu étranger à l'établissement sont surpris par le proviseur-adjoint à fumer du cannabis dans l'enceinte du Lycée de MONTGERON. L'individu étranger s'échappe; selon le témoignage d'élèves, c'est lui qui aurait apporté les doses de cannabis. Deux jours après l'incident, les quatre élèves de Terminale sont interrogés séparément devant une commission de neuf adultes, dont sont absents le chef d'établissement et son adjoint. Les parents des élèves ne sont informés ni de l'incident, ni des absences, ni de l'interrogatoire. 

Quelques jours plus tard, François est retrouvé mort à 40 Km de son domicile, le long d'une voie ferrée, en forêt de Fontainebleau.

L'enquête est aussitôt orientée vers la seule thèse du suicide. Le rapport de police et celui du médecin-légiste présentent de nombreuses anomalies. Aucune recherche n'est menée à propos des événements qui ont précédé la mort de cet élève, notamment au sujet de l'individu qui s'était introduit clandestinement dans le lycée. En dépit de leur demande, les parents ne sont pas reçus par le substitut du procureur, qui classe l'affaire.

Les parents portent alors plainte pour homicide, avec l'espoir que l'enquête sera reprise sérieusement.

En octobre 1998 création du Comité François pour soutenir les parents. Il recueille près de neuf cents signatures.

En septembre 1999 est constituée une association loi 1901, l'Association François.  

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LE DOSSIER 

Année 1997

En janvier 1997, à la suite d'une altercation au sujet d'un trafic d'objets, un élève de seconde en tue un autre, hors du lycée.

En avril et mai 1997, une enquête de police a lieu sur des trafics de drogue dans l'établissement; l'administration n'en informe ni les parents ni les professeurs, alors que plusieurs centaines d'élèves consomment du cannabis.

Le 21 mai, à l'issue d'une réunion organisée par une camarade, déléguée de la classe et membre de la famille du proviseur, François est pris à "fumer" vers midi, avec quatre autres élèves; l'un d'eux, étranger au lycée, s'enfuit. Non loin du groupe se trouve un ami de cette camarade, un élève déscolarisé, et impliqué sans doute dans des histoires de drogue, selon les propos de la conseillère principale d'éducation.

Le 23 mai, chacun est interrogé par une commission interne au lycée. François paraît vouloir prendre la responsabilité de la faute et donne des précisions sur celui qui s'est enfui. Après cet interrogatoire, il a peur d'être dénoncé à la police.

Aucun des parents n'est prévenu.

Le soir du 25 mai, en l'absence de sa mère, François avertit son père qu'il a été "pris à fumer du cannabis" et qu'il faut prendre contact avec le proviseur.

Lundi 26 mai, en cours et avec ses camarades, François se montre aussi actif et gai que d'habitude. Après le travail, son père téléphone au proviseur; ils prennent rendez-vous pour le vendredi suivant. Le proviseur, qui connaissait bien François pour l'avoir souvent reçu chez lui, ne donne aucune information sur les fait relatés précédemment. A table, on discute de l'incident. Bernard conclut qu'il faut vite régler cette affaire pour se libérer l'esprit avant les épreuves du baccalauréat. François vient dire bonsoir à son père, comme d'habitude, vers 22 heures.

Bernard, Mireille et Nicolas ne reverront plus François vivant. La police de Dammarie les Lys leur apprend son décès le mardi soir, vers 22h30.

Le corps de François a été retrouvé le 27 mai 1997, à 18h30, le long de la voie ferrée, entre Melun et Fontainebleau, à 40 km de son domicile, dans un endroit inconnu de sa famille. François était décédé d'une mort violente. 

Les interrogatoires ont lieu les 28, 29 et 30 mai. Le proviseur accompagne à Dammarie les amis de François (dont fait partie sa fille) le 28, tôt dans l'après-midi. La police conclut au suicide. L'enquête, achevée peu de temps après, est orientée selon cette seule hypothèse.

Selon le rapport de police, François aurait été heurté le mardi matin par un train de marchandises qui s'est arrêté à 3h49; les conducteurs du train n'ont rien vu, ils se sont arrêtés parce qu'ils ont entendu un bruit qui a résonné dans l'essieu de la machine. Des voyageurs ont aperçu le corps à 18h30 seulement. Le visage, les mains et les pieds de François sont intacts. Parmi les éléments troublants dans les circonstances du décès, on peut relever, notamment, l'éloignement du lieu, l'absence de chaussures aux pieds de François, la dispersion de ses affaires, la disparition de ses clés de maison, et une marque au niveau du cou dont l'origine est inexpliquée. La police propose, sans preuve, un scénario de suicide; les autres hypothèses ne sont pas examinées sérieusement.

Après l'inhumation, les parents essaient de savoir ce qui s'est passé au lycée dans les jours qui ont précédé le décès. Le proviseur refuse de leur fournir la moindre information. Il faut attendre le 19 juin pour qu'il accepte de réunir les membres de l'équipe éducative concernés par l'incident du 21 mai. A cette date, seulement, ils prennent connaissance des faits relatés précédemment et de leur chronologie.

A la fin du mois de juin 1997, Bernard et Mireille découvrent un document prouvant que François était informé d'un trafic de cannabis qui devait avoir lieu dans l'été. Le substitut du procureur du tribunal de Melun refuse de recevoir les parents le 2 juillet, sous prétexte, notamment, que l'enquête a "été particulièrement approfondie".

Ils sont atterrés par la lecture du rapport de police, le 11 juillet. Ils constatent des négligences, des contradictions, et des incohérences, notamment dans le rapport du médecin légiste. L'affaire est classée le 4 septembre par le substitut du procureur de Melun.

A la fin du mois de septembre 1997, les parents de François écrivent à la Ministre, Mme Ségolène Royal, et au Recteur de l'Académie de Versailles.

 

Ils sont reçus par le Recteur, en novembre. Il leur apprend qu'il a déjà reçu le proviseur le jour de son départ à la retraite. Une enquête administrative aura lieu au Lycée. 

Au cours de cette période, leur avocat tente de faire ouvrir une instruction par le procureur du tribunal d'Evry, puisqu'ils habitent Montgeron, que le décès de François doit concerner le lycée de Montgeron et que le tribunal s'occupe des affaires de drogue qui touchent ce lycée. Mais le juge, à qui il a remis le document sur le trafic de cannabis, n'estime pas utile de faire exploiter par la police ce document qui contient, pourtant, des indication précises de dates et de lieux. Le procureur d'Evry se juge territorialement incompétent pour se saisir de l'affaire.

Les parents portent plainte et se constituent partie civile auprès du Doyen des juges du tribunal de Melun.

 

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Année 1998

 

Le 16 février 1998, Bernard et Mireille Therrié sont convoqués par Mme le substitut du procureur de Melun: ce magistrat les informe oralement que le policier qui avait dirigé l'enquête, et elle-même, qui avait classé le dossier, ne sont convaincus, ni l'un ni l'autre, de la thèse du suicide.

Les parents de François essaient de dire que cette thèse, pourtant transmise avant la clôture de l'enquête par le commissariat de Dammarie à la police de Montgeron, s'est répandue chez les élus, chez leurs collègues, dans leur entourage, qu'on a ainsi ajouté encore à leur malheur. Tant de désinvolture les consterne.

A la mi-mars, ils envoient une lettre adressée aux procureurs de Melun et d'Evry, signée de 180 parents et enseignants. Les représentants des fédérations de parents écrivent aussi aux procureurs pour que la relation soit établie entre le décès de François et les affaires de drogue du lycée.

Les parents sont convoqués par le doyen des juges, à Melun, le 9 avril. Ils ont le sentiment d'être écoutés avec attention. L'enquête doit être reprise par le commissariat de Montgeron.

Ils regrettent que cette nouvelle enquête soit à nouveau confiée au commissariat de Montgeron, et non pas au SRPJ de Versailles, service normalement compétent pour des affaires criminelles. 

Par une lettre du 19 mai, leur avocat leur annonce que le doyen des juges a décidé de réentendre, elle-même, un certain nombre de personnes déjà interrogées par la police.

Le 16 juin, les parents adressent une nouvelle lettre à la ministre déléguée aux affaires scolaires pour lui demander des informations sur l'enquête administrative menée par un inspecteur général.

Ils sont reçus, le 2 juillet, par le doyen des inspecteurs de la vie scolaire qui ne leur lit même pas le contenu du rapport. L'inspecteur chargé de l'enquête confirme oralement quelques irrégularités dans le fonctionnement du lycée, mais en minimise la portée. Ses réponses aux questions des parents de François sont évasives, ses arguments peu convaincants. Ils écrivent au Doyen pour lui exprimer leur déception; ils veulent une réponse écrite à leurs questions.

A la fin du mois de juillet, ils apprennent que le doyen des juges n'a pu mettre sa décison à exécution par suite de déménagement du tribunal de Melun. A ce jour, Bernard et Mireille n'ont pas d'information sur l'enquête ouverte.

 

En octobre 1998, devant les lenteurs de la justice, un Comité de Soutien est créé et recueille près de neuf cents signatures

 

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Année 1999

En février 99: La lecture des rapports de police, concernant les enquêtes menées par le commissariat de Montgeron au cours du premier semestre 1998, révèle:

    • Que ces enquêtes ont été superficielles. Toutes les données ne sont pas exploitées, le carnet d'adresses et l'agenda électronique de François (dont une partie était codée) ont été perdus par la police: "sans doute jetés à la poubelle par la femme de ménage pendant mon absence", dit l'officier de police responsable de l'enquête en 1998 devant son supérieur hiérarchique. Les contradictions dans les dépositions et les mensonges constatés ne sont pas pris en compte.  

    • Que la consommation de cannabis est d'usage courant au lycée, impliquant un important trafic.  

    • Que tous les camarades de François, concernés par les événements du 21 mai 1997 ayant eu lieu dans l'établissement, étaient des consommateurs de cannabis.

    • Que seul François avait dit la vérité devant la "commission de suivi", alors que ses camarades avaient menti, notamment à propos de "l'élément extérieur au lycée": ils le connaissaient tous comme un ami d'une des filles du groupe. C'est cet individu qui avait apporté le "shit" le 21 mai 97 dans le lycée. Mais il aura fallu un an pour qu'il soit enfin identifié par cette jeune fille.

Les incongruités et les négligences de l'expertise médicale sont choquantes, mais quand, sur demande des parents, le Juge pose des questions précises au médecin légiste, celui-ci donne des réponses insignifiantes. Entre autres, cet expert affirme avoir retranscrit dans son rapport les déclarations du policier "témoin", sans s'interroger sur leur fondement.

Mi-mars 1999: L'Inspecteur Général de l'Éducation Nationale, qui avait mené une enquête administrative au lycée, exploite ses propres erreurs concernant la date de décès de François, pour accabler les parents; l'inspecteur rejette toute la faute du 21 mai sur le seul François, malgré les témoignages discordants des élèves qui sont annexés à son propre rapport.

Avril 99: Au cours d'un entretien avec le commissaire de police, les parents de François découvrent qu'au moment des faits, les autorités de police et de l'Éducation Nationale coopéraient difficilement sur les questions de drogue.

L'Association François est constituée pour appuyer l'action du Comité.

Août 99: En réponse à la demande d'acte de l'avocat et à la lettre des Therrié-Flaux, le juge décide la poursuite de l'enquête, confiée cette fois à la DRPJ de Versailles, et une contre-expertise médicale.

Octobre 99: Les parents de François apprennent incidemment que l'enquête est effectivement reprise. Ils prennent l'initiative d'un contact avec l'équipe chargée de l'enquête et remettent aux policiers un ensemble de questions à poser aux témoins interrogés.  

Remarque : Il semblerait que l'Éducation Nationale reconnaisse enfin l'importance du problème de la drogue dans les lycées : parution d'un B.O. (Bulletin Officiel de l'Education Nationale, de la Recherche et de la Technologie) N° 9 du 4 novembre 1999, avec le concours de la MILDT (Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie), intitulé "Repères pour la prévention des conduites à risques". Cette même année, dans l'Académie de Nice mise en place une cellule d'écoute pour les lycéens et les collégiens, exemple qui sera suivi dans toute la France.

 

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Année 2000

 

Fin juin 2000: Le rapport de cette enquête est enfin porté à la connaissance des parents. Bien des questions restent sans réponse. Les contradictions et mensonges des témoins déjà interrogés dans les enquêtes précédentes ne sont pas relevés. Tous les interrogatoires sont orientés sur la personnalité de Mireille et Bernard, et visent à les discréditer et à les isoler. La conclusion du rapport aboutit aux constats suivants: rien ne peut être fait pour en savoir plus sur les circonstances du décès de François; il s'agit d'un suicide ou d'un accident.  

6 juillet 2000: Par ordonnance, le juge refuse de leur donner copie du dossier : "une telle remise serait susceptible d'entraîner des conséquences d'ordre psychologique néfastes pour la partie civile". Sur le conseil de l'avocate, le 28 juillet ils envoient  un certificat médical au juge.  

19 août 2000: Devant son silence, ils lui écrivent pour solliciter un entretien.

31 août: 31 août: Le juge donne l'autorisation de leur communiquer les copies du dossier.

Le 23 septembre a lieu l'A.G. de l' "Association François".

26 septembre: Le juge estime que l'instruction est finie. La partie civile (les parents de François) disposent d'un délai de 20 jours pour réagir.

16 octobre: Compte tenu des éléments pour le moins orientés et superficiels du dossier, les recherches de la DRPJ de Versailles et les travaux d'expertise sur les lieux présumés du décès de François apparaissent tout à fait insuffisants; les parents décident de formuler une demande d'acte supplémentaire auprès du juge.

16 novembre: 16 novembre: Par ordonnance, le juge refuse leur demande, sans autre justification que le sérieux des enquêtes déjà menées.

27 novembre:

  1. L'avocate demande l'infirmation de l'ordonnance par la Chambre d'accusation.

  2. De leur côté, les Therrié-Flaux écrivent au juge pour faire état de leur déception.

29 novembre : L'avocate les contacte: le juge veut les recevoir.

8 décembre: Le juge, sensible au caractère inhabituel de leur lettre, les reçoit cordialement. Le dossier passera en audience devant les magistrats de la Chambre d'accusation du Tribunal de Grande Instance de Paris qui décideront de la reprise éventuelle de l'enquête.

Plusieurs membres de l'Association accompagnent Bernard et Mireille, pour marquer leur soutien. 

 

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Année 2001

 

3 avril 2001: Mireille et Bernard ont reçu l'arrêt de la Cour d'Appel de Paris du 29 mars 2001. L''Ordonnance du Juge, qui rejetait l'ensemble de leurs demandes d'actes, est confirmée. Ils doivent attendre le retour de l'ordonnance avant d'envisager de nouvelles actions.

 

23 juin 2001: Le Comité Restreint du Comité François se réunit pour faire le point sur la situation après le rejet de la demande d'actes, et le refus de reprendre l'enquête,  ainsi que pour préparer l'assemblée générale de l'Association François à la rentrée. 

Diverses actions sont lancées pour que l'instruction soit reprise.

27 juin: lettre adressée au président de la chambre de l'instruction. Aucune réponse.

1er juillet: lettres envoyées à Jacques Chirac, Lionel Jospin, Marylise Lebranchu et Michel Berson. Chacun répond  à ce courrier et exprime sa compassion, mais prétend ne pouvoir rien faire "compte tenu de l'indépendance de la Justice".

La lettre adressée à Daniel Vaillant reste sans réponse.

3 juillet: les parents renvoient au juge d'Huy son ordonnance, accompagnée d'annotations.

Le 19 juillet, le juge d'Huy les informe qu'un nouveau juge, Mme Subra,  est chargé du dossier.

 22 août 2001: réception de l'ordonnance de non-lieu. L'ordonnance est datée du 9 août et  parvient à Bernard et Mireille Therrié-Flaux le 22 août seulement (ce courrier a été égaré par la Poste). Pour faire appel de la décision le délai de dix jours est dépassé. Le cabinet de l'avocate a bien reçu cette ordonnance, mais c'est seulement le 20 août que l'avocate  prévient ses clients par téléphone de l'existence de cette ordonnance; elle essaie de les convaincre de ne pas faire appel: la chambre de l'instruction ne peut pas se désavouer sans un élément nouveau et le délai est passé. Devant un retard dont ils ne sont pas responsables, les parents de François demandent à leur avocate de faire appel tout de même.  

Septembre 2001: envoi de cartes par les membres de l'Association à Mme Lebranchu et au procureur de Melun.

Le procureur répond à chacun que "les investigations ont été particulièrement détaillées" et que le "dossier va bénéficier d'un réexamen approfondi par la chambre de l'instruction".

Les membres de l'Association répondent au procureur par trois types de lettres avec photos et questions montrant que bien des anomalies subsistent dans le dossier.

Le 5 octobre, les parents envoient de leur côté au procureur une lettre accompagnée de photos et de questions précises.

9 octobre: Le procureur répond à ces derniers en indiquant qu'il a transmis tous les  documents et le courrier à la Cour d'Appel. 

4 décembre: Convocation à la Cour d'Appel. Bernard et Mireille s'y rendent, confiants dans les promesses du procureur de Melun; ils sont accompagnés de quelques membres de l'Association. Leur avocate n'est même pas entendue par la Cour qui refuse d'examiner le dossier pour vice de forme: le délai de l'appel a été dépassé.

13 décembre , l'irrecevabilité du pourvoi est confirmée.   

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Année 2002 

Janvier 2002: contact avec le détective, Roger-Marc Moreau et le président d'Action Justice, Roland Agret. Une journaliste est présente lors de cette rencontre. 

15 février. Engagement est pris entre Action Justice et les parents; l'Association  participe pour 1/4 de la somme à payer.

La journaliste s'intéresse à l'affaire  (voir l'article de presse dans le Nouvel Obs).  

L'A.G. du 12 octobre 2002 fait état de l'inquiétude soulevée par la lenteur de l'enquête de R-M Moreau et d'Action Justice, mais l'assemblée continue à manifester sa détermination. Il est vrai que les actions de l'Association  sont tributaires des investigations du  détective.   

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Année 2003

2003. Période d'attente. Le  travail de l'équipe de R-M Moreau et d'Action Justice aurait été entravé par les difficultés personnelles de plusieurs collaborateurs.  

3 avril : rencontre avec la collaboratrice de R-M Moreau qui a pris les choses en main depuis le 13 février, après avoir étudié le dossier. Elle fait état de difficultés qu'elle rencontre devant le silence des anciens camarades de François.

Elle souhaite avoir des informations sur la "commission de suivi" devant laquelle était passé François le 23 mai 1997; mais l'actuel proviseur, sollicité  le 15 mai par Bernard pour  donner ces renseignements, n'a pas encore répondu à la date du 14 septembre. 

Bernard et Mireille Therrié-Flaux reçoivent chacun un document, peu compréhensible, d'où il ressort qu'ils doivent  payer une amende, l'un et l'autre séparément, pour infraction commise le  13 décembre 2001. Bernard demande des explications à la Justice, comme l'y invite le document, mais il ne recevra jamais de réponse. Il semble que les justiciables soient condamnés pour avoir déposé un pourvoi en août 2001.   

27 septembre : l'Assemblée Générale de l'Association François s'est tenue à Montgeron. Les participants se déclarent toujours aussi déterminés à obtenir que toute la vérité soit faite sur le décès de François. Le compte rendu en est donné dans l'espace réservé aux membres.

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Année 2004

Les enquêtes privées se poursuivent. Il y a beaucoup de faits qui vont dans le sens de la thèse du meurtre, mais bien qu'ils puissent constituer un faisceau de preuves, ils ne peuvent pas être qualifiés de "faits nouveaux" dans le système judiciaire français. Ainsi une erreur ou une faute flagrante dans l'enquête policière ne constitue pas un fait nouveau, si elle a déjà été constatée ( ce qui ne signifie pas corrigée) dans la procédure. Par exemple la disparition du carnet d'adresses et de l'agenda électronique a bien été notée, mais la question ne pourra être traitée que si un "fait nouveau" relance l'affaire. Mais tout espoir n'est pas perdu, et c'est l'objectif que s'est donné la nouvelle avocate choisie par les parents et l'association. 

23 mars 2004 : rencontre importante avec la nouvelle avocate qui reprend l'affaire pour faire valoir auprès de la justice un "fait nouveau" dès que possible. Etaient présents : Mireille et Bernard Thérrié, l'enquêteuse adjointe de R-M Moreau et Claude Kolski représentant l'association.

08 septembre 2004 : R-M Moreau réclame le solde de 4000€ et à cette occasion, il parle d'appel aux médias, de recherche d'un accidentologue, de simulation avec un mannequin et du travail du médecin légiste d'Action Justice, Mme Rudler.  Comme les Therrié-Flaux lui demandent  des comptes sur l'emploi des sommes versées et à verser, il les renvoie à R. Agret. Ce dernier est outré par une telle demande formulée par les membres du bureau et, après avoir les avoir insultés, menace de tout arrêter: c'est pour lui une affaire de confiance. Faute d'autre issue, le solde est versé.  

16 octobre 2004 : L'Assemblée Générale de l'Association François s'est tenue à Montgeron avec la participation des enquêteurs privés qui ont fait part de leurs avancées. 

Malgré les engagements pris à l'AG et les appels téléphoniques de novembre et décembre 2004, le  silence s'installe. Pourtant les parents et les adhérents avaient  bon espoir, puisque R-M Moreau laissait entendre que l'enquête menée par lui-même et par L. Carré s'achèverait rapidement. 

Lysiane Carré continue quelques investigations et découvre le livre coordonné par le médecin légiste Campana. Elle est intriguée par le fait que les blessures décrites dans ce manuel professionnel comme provoquées par un "tabassage" à coups de poings ou de pieds correspondent à celles que ce même médecin légiste a décrites sur le corps de François. Voir la rubrique "anomalies" dans l'espace non réservé. 

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2005.

13 février: Lettre de l'Association à Moreau, appel téléphonique de la part de la Présidente: en vain.  L. Carré fait à peu près la même réponse qu'en novembre.

9 mars: Suite à une initiative d'une adhérente, une rencontre est organisée avec Pascal Ceaux, journaliste au Monde. Un rendez-vous est pris entre lui et l'avocate. Averti de cette rencontre, R-M Moreau se rend aussitôt au cabinet de l'avocate pour faire des photocopies pour l'accidentologue que L. Carré lui a signalé. On notera le pouvoir du journaliste qui obtient aussitôt un accès au dossier et amène R-M Moreau à agir.

Avril, mai: vaines tentatives pour contacter R-M Moreau au nom de l'Association.

10 juin: Réunion du bureau. Les adhérents sont invités à envoyer un courriel à R-M Moreau; la présidente et la secrétaire lui écrivent. En vain. 

5 juillet: rencontre des Therrié-Flaux à Narbonne avec M. Rouquand, expert accidentologue. Il a commencé à lire le dossier ("vous vous êtes battus comme des lions"), mais les pièces les plus importantes pour lui font défaut. Pièces égarées par qui? Bernard transmet les pièces manquantes dont il dispose.

Septembre: message téléphonique de R. Agret, comme toujours, se montre rassurant , en réponse à un courrier de Bernard: le dossier comprend des "trucs solides"; "l'équipe de Moreau a bien travaillé".

Novembre: R. Agret se tire une balle dans le pied pour obtenir des indemnités pour sa réhabilitation. Il affirme quelques jours après aux Therrié-Flaux qu'il attend le rapport de l'expert et croit pouvoir défendre le dossier en janvier 2006.

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2006

Janvier: on apprend que R-M Moreau  et R. Agret se sont séparés depuis novembre, comme en témoignent les sites de chacun. Ils se rejettent l'un sur l'autre la responsabilité des lenteurs. R-M Moreau annonce qu'il va rencontrer l'accidentologue Rouquand en février et qu'il va contacter des journalistes. Mais rien ne se passe.

Février : L'accidentologue affirme qu'avec les pièces qui lui ont été fournies il ne peut pas travailler.

Mars. Le bureau envoie un courrier à Moreau et à Agret, avec copie à l'avocate. Constatant que chacun se renvoie la balle et que l'affaire n'avance pas, l'avocate propose une réunion pour une mise au point permettant de débloquer la situation.

Visiblement, R-M Moreau estime que son travail avec les Therrié et l'Association François est terminé depuis l'AG du 16/10/04. Il ne paraît motivé que lorsqu'il semble y avoir un avantage médiatique. Il s'est contenté de belles promesses jamais remplies, sans le moindre engagement écrit.. Or c'est lui et lui seul qui avait été sollicité au mois de décembre 2001 par l'Association. Seule L. Carré à qui il a confié le dossier, sans notre avis, a travaillé réellement et se montre un interlocuteur correct avec l'Association comme avec les Therrié-Flaux.

8 avril: réunion du bureau. Analyse de la réponse de l'accidentologue reçue quelques jours avant par laquelle il confirme que du fait que le lieu de découverte du corps de François n'avait pas été "gelé", c'est-à-dire protégé, il ne peut pas tirer de conclusions. C'est un argument que R. Agret pourrait exploiter dans son rapport.

Discussion autour de la recherche d'un nouvel accidentologue éventuellement étranger en tenant compte des conseils de R-M  Moreau donnés par téléphone. Mais les membres du bureau sont complètements démunis pour une telle recherche qui aboutit toujours à des experts en accidents de voiture ou en accidents matériels pour les chemins de fer.

Envoi d'un nouveau courrier à R. Agret pour lui rappeler que c'est avec lui qu'a été signé un contrat. Envoi d'une lettre recommandée à R-M Moreau pour le mettre en demeure de remplir ses engagements.

22 avril, réception du rapport de R. Agret. Il s'agit d'un dossier comportant toutes les anomalies recensées dans les enquêtes par les membres du bureau et par les Therrié-Flaux, des photocopies des documents rassemblés par L. Carré, et de commentaires du genre "cri du coeur" de l'auteur. Nous sommes surpris que les documents de L. Carré ne soient pas mieux exploités (l'auteur s'est contenté de mauvaises photocopies incompréhensibles).

R. Agret conseille d'envoyer ce rapport à différents journalistes qu'il connaît et qu'il va rencontrer incessamment. Ce qui est fait aussitôt, sans le moindre écho.  

Mai : Bernard propose à l'avocate une réunion avec le Président d'Action-Justice (R. Agret, Lysiane Carré, la Présidente de l'Association François et les Therrié-Flaux.

30 mai: réunion du bureau: quelles sont les possibilités d'action, sachant que R-M Moreau et R. Agret veulent se désinvestir? Une nouvelle lettre est adressée à Me Malinbaum, l'avocate pour relancer cette idée, et une lettre de demande d'explications est adressée à R-M Moreau.

Juin : Les Therrié-Flaux se tournent de nouveau vers les élus, notamment, cette fois, vers le député de la circonscription de Montgeron, qui leur accorde un accueil attentif. Dès réception du dossier François, le député écrit au Garde des Sceaux pour demander une réouverture du dossier. Le ministre répond d'une manière encourageante.

Août : L'avocate écrit une lettre à Mireille et Bernard pour leur témoigner de ses convictions dans l'affaire.

Septembre : Lettre de R. Agret qui leur apporte son soutien et leur affirme qu'il s'est trouvé démuni car R-M Moreau ne lui a pas adressé un rapport, mais quelques documents et auditions en vrac.

27 septembre 2006 : Réunion dans le cabinet de  Me Malinbaum en présence de L. Carré, C. Kolski, B. et M. Therrié-Flaux. L'avocate hésite à se lancer dans une procédure judiciaire après un non-lieu, mais compte tenu de la lettre du député et de la réponse du ministre, elle cherche à donner une bonne raison au procureur de Melun pour rouvrir l'instruction. A cette fin, elle constituera un mémoire qui reprendra les "anomalies" revues par Bernard, le rapport de L. Carré, le rapport du médecin expert d'Action Justice, une lettre de la magistrate de l'Education nationale, une lettre de l'Association François justifiant le soutien apporté aux parents de François. Ce mémoire sera déposé au parquet de Melun et déposé dans le même temps au député ainsi qu'à R. Agret pour qu'ils le fassent parvenir à Pascal Clément.

Suite à cette réunion, le bureau décide d'appuyer l'action de l'avocate en faisant signer la lettre adressée au ministre par tous les adhérents et par les sympathisants.

L'Association verse une provision de 3588€ à l'avocate.

Novembre, 18/11 AG. Une nouvelle impulsion est donnée à la campagne de lettres adressées au ministre. Une adhérente fait passer une annonce dans Le Monde indiquant l'adresse du site. Une autre adhérente fournit l'adresse d'une personne responsable des affaires juridiques à la SNCF. D'autres utilisent leur carnet d'adresse pour diffuser largement l'information.

Décembre. La campagne se poursuit. La responsable de la SNCF semble vouloir répondre aux demandes de Bernard. Plusieurs tentatives sont lancées par des adhérents ou par les Therrié-Flaux pour réunir des témoignages.

L. Carré envoie son nouveau rapport, bien présenté et convaincant.

Fin décembre: témoignage de la famille Dubois.  

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 2007

Janvier. Lettre de l'avocate datée du 04: il ne manque au dossier que le rapport du professeur Rudler, médecin-légiste.

Il est difficile à ce jour d'évaluer le nombre de messages adressés au ministère de la Justice, mais on peut penser qu'un minimum de trois cents lettres sont parvenues au ministre. La campagne se poursuit.

La quête de témoignages n’a pas apporté d’éléments nouveaux, mais confirme très nettement l’ampleur du trafic et de la consommation en 1997 de drogue au lycée, le caractère invraisemblable de la thèse du suicide, et les silences de l’administration de l’époque.

Les lettres aux pouvoirs publics: aux messages envoyés par les membres de l’Association rappelant au Garde des sceaux les anomalies de l’affaire, se sont ajoutées des lettres adressées aux trois candidats principaux à l’élection présidentielle. 

Le 3 juillet, la lettre précédemment envoyée à P. Clément a été adressée à Rachida Dati (on y rappelle les engagements du candidat Sarkozy): pas de réponse, sauf l’accusé de réception.

Le rapport Rudler demandé en septembre 2006, réclamé à plusieurs reprises, arrive chez l’avocate le 22 juin 2007! 

Nouveau contact avec Lysiane Carré le 21 juin. La détective avait spontanément offert de reprendre les résultats de ses recherches antérieures dans un rapport cohérent remis par elle en janvier 2007. Au vu du contenu des témoignages recueillis par l’Association et par Mireille, des délais pris par Mme Rudler, le bureau pense qu’il serait utile de donner de nouvelles missions à Lysiane Carré. 

Séance de travail de Bernard et la Présidente de l'Association chez Me Malinbaum le 12 septembre 07. Elle affirme  que le rapport de Mme Rudler sans signature ni en-tête, est inexploitable et lui demande par téléphone d'en faire une autre version.

15  septembre : AG (voir le Compte rendu)

 


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