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A
la fin du mois de septembre 1997, les parents de François écrivent
à la Ministre, Mme Ségolène Royal, et au Recteur de l'Académie de
Versailles.
Ils
sont reçus par le Recteur, en novembre. Il leur apprend qu'il a déjà
reçu le proviseur le jour de son départ à la retraite. Une
enquête administrative aura lieu au Lycée.
Au
cours de cette période, leur avocat tente de faire ouvrir une
instruction par le procureur du tribunal d'Evry, puisqu'ils habitent
Montgeron, que le décès de François doit concerner le lycée de
Montgeron et que le tribunal s'occupe des affaires de drogue qui touchent
ce lycée. Mais le juge, à qui il a remis le document sur le trafic de
cannabis, n'estime pas utile de faire exploiter par la police ce document
qui contient, pourtant, des indication précises de dates et de lieux. Le
procureur d'Evry se juge territorialement incompétent pour se saisir de
l'affaire.
Les
parents portent plainte et se constituent partie civile auprès du Doyen
des juges du tribunal de Melun.
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Année
1998
Le
16 février 1998, Bernard et Mireille Therrié sont convoqués par Mme le substitut du
procureur de Melun: ce magistrat les informe oralement que le policier qui
avait dirigé l'enquête, et elle-même, qui avait classé le dossier, ne
sont convaincus, ni l'un ni l'autre, de la thèse du suicide.
Les
parents de François essaient de dire que cette thèse, pourtant transmise
avant la clôture de l'enquête par le commissariat de Dammarie à la
police de Montgeron, s'est répandue chez les élus, chez leurs collègues,
dans leur entourage, qu'on a ainsi ajouté encore à leur malheur. Tant de
désinvolture les consterne.
A
la mi-mars, ils envoient une lettre adressée aux procureurs de Melun
et d'Evry, signée de 180 parents et enseignants. Les représentants des fédérations
de parents écrivent aussi aux procureurs pour que la relation soit établie
entre le décès de François et les affaires de drogue du lycée.
Les
parents sont convoqués par le doyen des juges, à Melun, le 9 avril. Ils
ont le sentiment d'être écoutés avec attention. L'enquête doit être
reprise par le commissariat de Montgeron.
Ils
regrettent que cette nouvelle enquête soit à nouveau confiée au
commissariat de Montgeron, et non pas au SRPJ de Versailles, service
normalement compétent pour des affaires criminelles.
Par
une lettre du 19 mai, leur avocat leur annonce que le doyen des juges
a décidé de réentendre, elle-même, un certain nombre de personnes déjà
interrogées par la police.
Le
16 juin, les parents adressent une nouvelle lettre à la ministre déléguée
aux affaires scolaires pour lui demander des informations sur l'enquête
administrative menée par un inspecteur général.
Ils
sont reçus, le 2 juillet, par le doyen des inspecteurs de
la vie scolaire qui ne leur lit même pas le contenu du rapport.
L'inspecteur chargé de l'enquête confirme oralement quelques irrégularités
dans le fonctionnement du lycée, mais en minimise la portée. Ses réponses
aux questions des parents de François sont évasives, ses arguments peu
convaincants. Ils écrivent au Doyen pour lui exprimer leur déception;
ils veulent une réponse écrite à leurs questions.
A
la fin du mois de juillet, ils apprennent que le doyen des juges n'a
pu mettre sa décison à exécution par suite de déménagement du
tribunal de Melun. A
ce jour, Bernard et Mireille n'ont
pas d'information sur l'enquête ouverte.
En
octobre 1998, devant les lenteurs de la justice, un Comité
de Soutien est créé et recueille près de neuf cents signatures
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Année
1999
En
février 99: La lecture des rapports de police, concernant les enquêtes
menées par le commissariat de Montgeron au cours du premier semestre
1998, révèle:
-
Que
ces enquêtes ont été superficielles. Toutes les données ne sont
pas exploitées, le carnet d'adresses et l'agenda électronique
de François (dont une partie était codée) ont été perdus par
la police: "sans doute jetés à la poubelle par la
femme de ménage pendant mon absence", dit l'officier de
police responsable de l'enquête en 1998 devant son supérieur hiérarchique.
Les contradictions dans les dépositions et les mensonges constatés
ne sont pas pris en compte.
-
Que
la consommation de cannabis est d'usage courant au lycée,
impliquant un important trafic.
-
Que
tous les camarades de François, concernés par les événements du
21 mai 1997 ayant eu lieu dans l'établissement, étaient des
consommateurs de cannabis.
-
Que
seul François avait dit la vérité devant la "commission de
suivi", alors que ses camarades avaient menti, notamment à
propos de "l'élément extérieur au lycée": ils le
connaissaient tous comme un ami d'une des filles du groupe. C'est
cet individu qui avait apporté le "shit" le 21 mai 97
dans le lycée. Mais il aura fallu un an
pour qu'il soit enfin identifié par cette jeune fille.
Les incongruités et les négligences de l'expertise
médicale sont choquantes, mais quand, sur demande des parents, le Juge
pose des questions précises au médecin légiste, celui-ci donne des
réponses insignifiantes. Entre autres,
cet expert affirme avoir retranscrit dans son
rapport les déclarations du policier "témoin", sans
s'interroger sur leur fondement.
Mi-mars
1999: L'Inspecteur Général de l'Éducation
Nationale, qui avait mené une enquête administrative au lycée, exploite
ses propres erreurs concernant la date de décès de François, pour
accabler les parents; l'inspecteur rejette toute la faute du 21 mai
sur le seul François, malgré les témoignages discordants des élèves
qui sont annexés à son propre rapport.
Avril
99: Au cours d'un entretien avec le commissaire de police, les parents
de François découvrent qu'au moment des faits, les autorités de police et de
l'Éducation
Nationale coopéraient difficilement sur les questions de drogue.
L'Association
François est constituée
pour appuyer l'action du Comité.
Août 99: En réponse à la demande d'acte de l'avocat et à
la lettre des Therrié-Flaux, le juge décide la poursuite de l'enquête, confiée cette
fois à la DRPJ de Versailles, et une contre-expertise médicale.
Octobre 99: Les parents de François
apprennent incidemment que l'enquête est
effectivement reprise. Ils prennent l'initiative d'un contact avec l'équipe
chargée de l'enquête et remettent aux policiers un ensemble de
questions à poser aux témoins interrogés.
Remarque : Il
semblerait que l'Éducation Nationale reconnaisse enfin l'importance du
problème de la drogue dans les lycées : parution d'un B.O. (Bulletin Officiel de l'Education
Nationale, de la Recherche et de la Technologie) N° 9 du 4 novembre 1999,
avec le concours de la MILDT (Mission interministérielle de lutte contre
la drogue et la toxicomanie), intitulé
"Repères pour la prévention des conduites à risques".
Cette même année, dans
l'Académie de Nice mise en place une cellule d'écoute pour les
lycéens et les collégiens, exemple qui sera suivi dans toute la France.
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Année 2000
Fin juin 2000:
Le rapport de cette enquête est enfin porté à la connaissance des
parents. Bien
des questions restent sans réponse. Les contradictions et mensonges
des témoins déjà interrogés dans les enquêtes précédentes ne sont
pas relevés. Tous les interrogatoires sont orientés sur la personnalité
de Mireille et Bernard, et visent à les discréditer et à les isoler. La
conclusion du rapport aboutit aux constats suivants: rien ne peut être
fait pour en savoir plus sur les circonstances du décès de François; il
s'agit d'un suicide ou d'un accident.
6 juillet 2000: Par
ordonnance, le juge refuse de leur donner copie du dossier : "une
telle remise serait susceptible d'entraîner des conséquences d'ordre
psychologique néfastes pour la partie civile". Sur le conseil de
l'avocate, le 28 juillet ils envoient un certificat médical au juge.
19 août 2000: Devant
son silence, ils lui écrivent pour solliciter un entretien.
31 août:
31 août: Le juge donne l'autorisation de leur communiquer les copies du dossier.
Le 23 septembre
a lieu l'A.G. de l' "Association François".
26 septembre:
Le juge estime que l'instruction est finie.
La partie civile (les parents de François) disposent d'un délai de 20 jours pour réagir.
16 octobre:
Compte tenu des éléments pour le moins orientés et
superficiels du dossier, les recherches de la DRPJ de
Versailles et les travaux d'expertise sur les lieux présumés du décès
de François apparaissent tout à fait insuffisants; les parents décident
de formuler une demande d'acte supplémentaire auprès du juge.
16 novembre:
16 novembre: Par ordonnance, le juge refuse
leur demande, sans autre justification que le sérieux des enquêtes déjà menées.
27 novembre:
-
L'avocate demande l'infirmation de
l'ordonnance par la Chambre d'accusation.
-
De leur côté, les Therrié-Flaux écrivent au juge pour
faire état de leur déception.
29 novembre : L'avocate les contacte: le juge veut les recevoir.
8 décembre:
Le juge, sensible au caractère inhabituel de leur lettre, les reçoit
cordialement. Le dossier passera en audience devant les magistrats de
la Chambre d'accusation du Tribunal de Grande Instance de Paris qui décideront
de la reprise éventuelle de l'enquête.
Plusieurs
membres de l'Association accompagnent Bernard
et Mireille, pour marquer leur soutien.
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Année 2001
3 avril 2001:
Mireille et Bernard ont reçu l'arrêt de la Cour d'Appel de Paris
du 29 mars 2001. L''Ordonnance du Juge, qui rejetait l'ensemble de leurs demandes d'actes,
est confirmée. Ils doivent attendre le
retour de l'ordonnance avant d'envisager de nouvelles actions.
23 juin 2001:
Le Comité
Restreint du Comité François se réunit pour faire le point sur la situation
après le rejet de la demande d'actes, et le refus de reprendre l'enquête,
ainsi que pour préparer l'assemblée générale
de l'Association François à la rentrée.
Diverses actions sont lancées pour que l'instruction soit
reprise.
27 juin: lettre
adressée au président de la chambre de l'instruction. Aucune
réponse.
1er juillet:
lettres envoyées à Jacques Chirac, Lionel Jospin, Marylise Lebranchu et
Michel Berson. Chacun répond
à ce courrier et exprime sa compassion, mais prétend ne pouvoir
rien faire "compte tenu de l'indépendance de la Justice".
La lettre adressée à
Daniel Vaillant reste sans réponse.
3 juillet: les
parents renvoient au juge d'Huy son ordonnance, accompagnée
d'annotations.
Le
19 juillet, le juge d'Huy les informe qu'un nouveau juge, Mme Subra,
est chargé du dossier.
22 août 2001:
réception de l'ordonnance de non-lieu. L'ordonnance est datée du 9 août
et parvient à Bernard et
Mireille Therrié-Flaux le 22 août seulement (ce courrier a été égaré
par la Poste). Pour faire appel de la décision le délai de dix jours est
dépassé. Le cabinet de l'avocate a bien reçu cette ordonnance, mais
c'est seulement le 20 août que l'avocate
prévient ses clients par téléphone de l'existence de cette
ordonnance; elle essaie de les convaincre de ne pas faire appel: la
chambre de l'instruction ne peut pas se désavouer sans un élément
nouveau et le délai est passé. Devant un retard dont ils ne sont pas
responsables, les parents de François demandent à leur avocate de faire
appel tout de même.
Septembre 2001:
envoi de cartes par les membres de l'Association à Mme Lebranchu et au
procureur de Melun.
Le procureur répond à
chacun que "les investigations ont été particulièrement détaillées"
et que le "dossier va bénéficier d'un réexamen approfondi par
la chambre de l'instruction".
Les membres de
l'Association répondent au procureur par trois types de lettres avec
photos et questions montrant que bien des anomalies subsistent dans le
dossier.
Le 5 octobre, les
parents envoient de leur côté au procureur une lettre accompagnée de
photos et de questions précises.
9 octobre: Le
procureur répond à ces derniers en indiquant qu'il a transmis tous les
documents et le courrier à la Cour d'Appel.
4 décembre:
Convocation à la Cour d'Appel. Bernard et Mireille s'y rendent, confiants
dans les promesses du procureur de Melun; ils sont accompagnés de
quelques membres de l'Association. Leur avocate
n'est même pas entendue par la Cour qui refuse d'examiner le dossier pour
vice de forme: le délai de l'appel a été dépassé.
13 décembre ,
l'irrecevabilité du pourvoi est confirmée.
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Année 2002
Janvier 2002:
contact avec le détective, Roger-Marc Moreau et le président d'Action
Justice, Roland Agret. Une journaliste est présente lors de cette
rencontre.
15 février.
Engagement est pris entre Action Justice et les parents; l'Association
participe pour 1/4 de la somme à payer.
La journaliste s'intéresse
à l'affaire (voir l'article
de presse dans le Nouvel Obs).
L'A.G. du 12 octobre 2002
fait état de l'inquiétude soulevée par la lenteur de l'enquête de R-M
Moreau et d'Action Justice, mais l'assemblée continue à manifester sa détermination.
Il est vrai que les actions de l'Association
sont tributaires des investigations du
détective.
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Année 2003
2003. Période
d'attente. Le travail de l'équipe de R-M Moreau et d'Action Justice aurait été
entravé par les difficultés personnelles de plusieurs collaborateurs.
3 avril : rencontre
avec la collaboratrice de R-M Moreau qui a pris les choses en main depuis
le 13 février, après avoir étudié le dossier. Elle fait état de
difficultés qu'elle rencontre devant le silence des anciens camarades de
François.
Elle souhaite avoir des
informations sur la "commission de suivi" devant laquelle était
passé François le 23 mai 1997;
mais l'actuel proviseur, sollicité le
15 mai par Bernard pour donner
ces renseignements, n'a pas encore répondu à la date du 14 septembre.
Bernard et Mireille Therrié-Flaux
reçoivent chacun un document, peu compréhensible, d'où il ressort
qu'ils doivent payer une
amende, l'un et l'autre séparément, pour infraction commise le
13 décembre 2001. Bernard demande des explications à la Justice,
comme l'y invite le document, mais il ne recevra jamais de réponse. Il
semble que les justiciables soient condamnés pour avoir déposé un
pourvoi en août 2001.
27 septembre :
l'Assemblée Générale de l'Association François s'est tenue à
Montgeron. Les participants se déclarent toujours aussi déterminés à
obtenir que toute la vérité soit faite sur le décès de François. Le
compte rendu en est donné dans l'espace réservé aux membres.
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Année 2004
Les enquêtes privées se poursuivent.
Il y a beaucoup de faits qui vont dans le sens de la thèse du meurtre,
mais bien qu'ils puissent constituer un faisceau de preuves, ils ne
peuvent pas être qualifiés de "faits nouveaux" dans le système
judiciaire français. Ainsi une erreur ou une faute flagrante dans l'enquête
policière ne constitue pas un fait nouveau, si elle a déjà été
constatée ( ce qui ne signifie pas corrigée) dans la procédure. Par
exemple la disparition du carnet d'adresses et de l'agenda électronique a
bien été notée, mais la question ne pourra être traitée que si un
"fait nouveau" relance l'affaire. Mais tout espoir n'est pas
perdu, et c'est l'objectif que s'est donné la nouvelle avocate choisie par
les parents et l'association.
23 mars 2004 :
rencontre importante avec la nouvelle avocate qui
reprend l'affaire pour faire valoir auprès de la justice un "fait
nouveau" dès que possible. Etaient présents : Mireille et Bernard
Thérrié, l'enquêteuse adjointe de R-M Moreau et Claude Kolski représentant
l'association.
08
septembre 2004 : R-M Moreau réclame
le solde de 4000€ et à cette occasion, il parle d'appel aux médias, de
recherche d'un accidentologue, de simulation avec un mannequin et du travail du
médecin légiste d'Action Justice, Mme Rudler.
Comme les Therrié-Flaux lui demandent
des comptes sur l'emploi des sommes versées et à verser, il les renvoie
à R. Agret. Ce dernier est outré par une telle demande formulée par les
membres du bureau et, après avoir les avoir insultés, menace de tout arrêter:
c'est pour lui une affaire de confiance. Faute d'autre issue, le solde est versé.
16 octobre 2004 : L'Assemblée
Générale de l'Association François s'est tenue à Montgeron avec
la participation des enquêteurs privés qui ont fait part de leurs avancées.
Malgré les engagements pris
à l'AG et les appels téléphoniques
de novembre et décembre 2004, le silence
s'installe. Pourtant les parents et les adhérents avaient
bon espoir, puisque R-M Moreau laissait entendre que l'enquête menée par
lui-même et par L. Carré s'achèverait rapidement.
Lysiane Carré continue quelques investigations et découvre le livre coordonné par le
médecin légiste Campana. Elle est intriguée par le fait que les
blessures décrites dans ce manuel professionnel comme provoquées par un
"tabassage" à coups de poings ou de pieds correspondent à celles que
ce même médecin légiste a décrites sur le corps de François. Voir
la rubrique
"anomalies" dans l'espace non réservé.
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2005.
13
février: Lettre de l'Association à Moreau, appel téléphonique de
la part de la Présidente: en vain. L.
Carré fait à peu près la même réponse qu'en novembre.
9
mars: Suite à une initiative d'une adhérente, une rencontre est
organisée avec Pascal Ceaux, journaliste au Monde.
Un rendez-vous est pris entre lui et l'avocate. Averti de cette
rencontre, R-M Moreau se rend aussitôt au cabinet de l'avocate pour faire des
photocopies pour l'accidentologue que L. Carré lui a signalé. On notera le
pouvoir du journaliste qui obtient aussitôt un accès au dossier et amène R-M
Moreau à agir.
Avril, mai:
vaines
tentatives pour contacter R-M Moreau au nom de l'Association.
10
juin: Réunion du bureau. Les adhérents sont invités à envoyer un
courriel à R-M Moreau; la présidente et la secrétaire lui écrivent. En vain.
5 juillet: rencontre des Therrié-Flaux à Narbonne
avec M. Rouquand, expert accidentologue. Il a commencé à lire le dossier
("vous vous êtes battus comme des lions"), mais les pièces les plus
importantes pour lui font défaut. Pièces égarées par qui? Bernard
transmet les pièces manquantes dont il dispose.
Septembre: message téléphonique de R.
Agret, comme toujours, se montre rassurant , en réponse à un courrier de Bernard: le
dossier comprend des "trucs solides"; "l'équipe de Moreau a bien
travaillé".
Novembre: R. Agret se tire une balle dans le pied
pour obtenir des indemnités pour sa réhabilitation. Il affirme quelques jours
après aux Therrié-Flaux qu'il attend le rapport de l'expert et croit pouvoir
défendre le dossier en janvier 2006.
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2006
Janvier:
on apprend que R-M Moreau
et R. Agret se sont séparés depuis novembre, comme en témoignent les
sites de chacun.
Ils se rejettent l'un sur l'autre la responsabilité des lenteurs. R-M Moreau annonce
qu'il va rencontrer l'accidentologue Rouquand en février et qu'il va contacter
des journalistes. Mais rien ne se passe.
Février
: L'accidentologue affirme qu'avec les pièces qui lui ont été
fournies il ne peut pas travailler.
Mars.
Le bureau envoie un courrier à Moreau et à Agret, avec copie à l'avocate.
Constatant que chacun se renvoie la balle et que l'affaire n'avance pas,
l'avocate propose une réunion pour une mise au point permettant de
débloquer la situation.
Visiblement,
R-M Moreau estime que son travail avec les Therrié et l'Association
François est terminé depuis l'AG du 16/10/04. Il ne paraît motivé que
lorsqu'il semble y avoir un avantage médiatique. Il s'est contenté de belles
promesses jamais remplies, sans le moindre engagement écrit.. Or c'est
lui et lui seul qui avait été sollicité au mois de décembre 2001 par
l'Association. Seule L. Carré à qui il a confié le dossier, sans notre avis, a
travaillé réellement et se montre un interlocuteur correct avec l'Association
comme avec les Therrié-Flaux.
8
avril: réunion du bureau. Analyse de la réponse de l'accidentologue reçue
quelques jours avant par laquelle il confirme que du fait que le lieu de
découverte du corps de François n'avait pas été "gelé",
c'est-à-dire protégé, il ne peut pas tirer de conclusions. C'est un argument que R. Agret pourrait exploiter dans son rapport.
Discussion
autour de la recherche d'un nouvel accidentologue éventuellement étranger en tenant compte des conseils
de R-M Moreau donnés par téléphone. Mais les membres du bureau sont complètements démunis pour une
telle recherche qui aboutit toujours à des experts en accidents de voiture ou
en accidents matériels pour les chemins de fer.
Envoi
d'un nouveau courrier à R. Agret pour lui rappeler que c'est avec lui qu'a été
signé un contrat. Envoi d'une lettre recommandée à R-M Moreau pour le mettre en
demeure de remplir ses engagements.
22
avril, réception du rapport de R. Agret. Il s'agit d'un dossier comportant toutes
les anomalies recensées dans les enquêtes par les membres du bureau et par les
Therrié-Flaux, des photocopies des documents rassemblés par L. Carré, et de
commentaires du genre "cri du coeur" de l'auteur. Nous sommes surpris que les documents de L. Carré ne
soient pas mieux exploités (l'auteur s'est contenté de mauvaises photocopies
incompréhensibles).
R.
Agret conseille d'envoyer ce
rapport à différents journalistes qu'il connaît et qu'il va rencontrer
incessamment. Ce qui est fait aussitôt, sans le moindre écho.
Mai
: Bernard propose à l'avocate une réunion avec le
Président d'Action-Justice
(R. Agret, Lysiane Carré, la Présidente de l'Association François et les
Therrié-Flaux.
30
mai: réunion du bureau: quelles sont les possibilités d'action, sachant que
R-M Moreau et R. Agret veulent se désinvestir?
Une nouvelle lettre est adressée à Me Malinbaum, l'avocate pour relancer
cette idée, et une lettre de demande d'explications est adressée à R-M
Moreau.
Juin
: Les
Therrié-Flaux se tournent de nouveau vers les élus, notamment, cette fois,
vers le député de la circonscription de Montgeron, qui leur accorde un accueil
attentif. Dès réception du dossier François, le député écrit au Garde des
Sceaux pour demander une réouverture du dossier. Le ministre répond d'une
manière encourageante.
Août
: L'avocate écrit une lettre à Mireille et Bernard pour leur témoigner de
ses convictions dans l'affaire.
Septembre
: Lettre de R. Agret qui leur apporte son soutien et leur affirme qu'il
s'est trouvé démuni car R-M Moreau ne lui a pas adressé un rapport, mais
quelques documents et auditions en vrac.
27
septembre 2006 : Réunion dans le cabinet de Me
Malinbaum en présence de L. Carré, C. Kolski, B. et M. Therrié-Flaux.
L'avocate hésite à se lancer dans une procédure judiciaire après un
non-lieu, mais compte tenu de la lettre du député et de la réponse du
ministre, elle cherche à donner une bonne raison au procureur de Melun pour rouvrir
l'instruction. A cette fin, elle constituera un mémoire qui reprendra les
"anomalies" revues par Bernard, le rapport de L. Carré, le rapport du
médecin expert d'Action Justice, une lettre de la magistrate de l'Education
nationale, une lettre de l'Association François justifiant le soutien apporté
aux parents de François. Ce mémoire sera déposé au parquet de Melun et déposé
dans le même temps au député ainsi qu'à R. Agret pour qu'ils le fassent
parvenir à Pascal Clément.
Suite
à cette réunion, le bureau décide d'appuyer l'action de l'avocate en faisant
signer la lettre adressée au ministre par tous les adhérents et par les
sympathisants.
L'Association
verse une provision de 3588€ à l'avocate.
Novembre,
18/11 AG. Une nouvelle impulsion est donnée à la campagne de lettres
adressées au ministre. Une adhérente fait passer une annonce dans Le
Monde indiquant l'adresse du site. Une autre adhérente fournit l'adresse
d'une personne responsable des affaires juridiques à la SNCF. D'autres
utilisent leur carnet d'adresse pour diffuser largement l'information.
Décembre.
La campagne se poursuit. La responsable de
la SNCF semble vouloir répondre aux demandes de Bernard. Plusieurs tentatives
sont lancées par des adhérents ou par les Therrié-Flaux pour réunir des témoignages.
L.
Carré envoie son nouveau rapport, bien présenté et convaincant.
Fin
décembre: témoignage de la famille Dubois.
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2007
Janvier.
Lettre de l'avocate datée du 04: il ne manque au dossier que le rapport du
professeur Rudler, médecin-légiste.
Il
est difficile à ce jour d'évaluer le nombre de messages adressés au ministère
de la Justice, mais on peut penser qu'un minimum de trois cents lettres sont
parvenues au ministre. La campagne se poursuit.
La quête de témoignages n’a pas apporté d’éléments
nouveaux, mais confirme très nettement l’ampleur du trafic et de la
consommation en 1997 de drogue au lycée, le caractère invraisemblable de
la thèse du suicide, et les silences de l’administration de l’époque.
Les lettres aux pouvoirs publics: aux messages envoyés
par les membres de l’Association rappelant au Garde des sceaux les
anomalies de l’affaire, se sont ajoutées des lettres adressées aux
trois candidats principaux à l’élection présidentielle.
Le 3 juillet,
la lettre précédemment envoyée à P. Clément a été adressée à
Rachida Dati (on y rappelle les engagements du candidat Sarkozy): pas de
réponse, sauf l’accusé de réception.
Le rapport Rudler demandé en septembre 2006, réclamé
à plusieurs reprises, arrive chez l’avocate le 22 juin 2007!
Nouveau contact avec Lysiane Carré
le 21 juin. La
détective avait spontanément offert de reprendre les résultats de ses
recherches antérieures dans un rapport cohérent remis par elle en
janvier 2007. Au vu du contenu des témoignages recueillis par l’Association
et par Mireille, des délais pris par Mme Rudler, le bureau pense qu’il
serait utile de donner de nouvelles missions à Lysiane Carré.
Séance de travail de Bernard et la Présidente
de l'Association chez Me Malinbaum le 12 septembre 07. Elle affirme
que le rapport de Mme Rudler sans signature ni en-tête, est inexploitable et
lui demande par téléphone d'en faire une autre version.
15
septembre : AG (voir le Compte rendu)
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