ASSOCIATION FRANÇOIS - COMITE FRANÇOIS


L'ASSOCIATION FRANÇOIS VEUT CONNAÎTRE LA VÉRITÉ SUR LA CAUSE ET LES CIRCONSTANCES DU DÉCÈS DE FRANÇOIS THERRIÉ-FLAUX 

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Témoignages de soutien

Résumé  chronologique

Anomalies de l'enquête et de la procédure

Extraits de presse

Objectifs de l'Association François

Engagement des parents

Comment nous aider

Signataires du comité

Liens

ESPACE RESERVE  AUX ADHERENTS

 

Les coordonnées privées des membres du bureau  

 

 

Le dossier complet réservé aux adhérents, a été révisé le 23 décembre 2007

 

ci-dessous les archives de l'association reste à la disposition des adhérents.

Archives de l'Association

Document

 

Libres Opinions 

mis en zone réservée le 23 novembre 2007

Lettre aux candidats à la présidentielle

mis en zone réservée le 23 novembre 2007

 

Compte rendu de l'AG du 22 novembre 2008 

 

Compte rendu de l'AG du 15 septembre 2007 

 

Compte rendu de l'AG du 18 septembre 2006

 

Compte rendu de l'AG du 1er octobre 2005

 

Compte rendu de l'AG du 16 octobre 2004

 

Compte rendu de l'AG du 27 septembre 2003

 

 

BUREAU 

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Présidente

Thérèse Buret 

28 rue Basfroi

75011 Paris

0143671586 

justino.gracia@neufpointfr

Secrétaire

Claire Gruson  

25-27 bd Arago

75013 Paris

0147079848

clairegruson@wanadoopointfr

 

Secrétaire adjointe

Mireille Therrié-Flaux

3 rue des Quinconces

91130 Montgeron 

0169400109

therrie-flaux@wanadoopointfr

Trésorier :  

Claude Kolski  

33 rue des Semailles

91540 Mennecy

0164996931

clkolski@yahoopointfr

 Trésorier adjoint : 

Bernard Therrié 

3 rue des Quinconces

91130 Montgeron

0169400109

therrie-flaux@wanadoopointfr

 

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Archives des libres opinions et réflexions

L'actualité sans cesse nous renforce dans notre conviction qu'il nous faut dénoncer les dysfonctionnements d'institutions défaillantes. Chaque jour, la Presse se fait l'écho d'erreurs et d'injustices choquantes, de négligences condamnables, voire de contrevérités flagrantes dont elles se montrent coupables pour se protéger. Nous espérons par cette rubrique susciter des débats. N'hésitez pas à nous adresser un courriel.

Mireille et Bernard Therrié-Flaux ont reconnu certains comportements caractéristiques des responsables de l'Éducation Nationale toujours efficaces à se protéger... Lire la suite : L'enseignante poignardée abandonnée par sa hiérarchie 
Un exemple du mépris du citoyen "d'en bas", du gêneur qui comme Mireille et Bernard a l'outrecuidance de demander des comptes Lire la suite : Des gens comme nous
Nous savons combien Mireille et Bernard Therrié-Flaux ont souffert d'être tenus dans l'ignorance de la marche de l'enquête policière. En lisant l'interview ci-dessous des parents du petit Jonathan assassiné, ils ont reconnu dans la souffrance de ses parents leur propre souffrance. Lire la suite : Jonathan, les parents las d'attendre
Les médecins choisissent de "ne pas faire de vagues" en cachant les conditions du décès d'un patient. Lire la suite : La mort «naturelle» était un meurtre

L'affaire Karen Montet-Toutain, poignardée par un élève

Mireille et Bernard Therrié-Flaux ont reconnu certains comportements caractéristiques des responsables de l'Education Nationale toujours efficaces à se protéger quand leur responsabilité paraît engagée. C'est l'union sacrée contre celui par qui le scandale arrive. Vous trouverez ci-dessous la lettre qu'ils ont écrite aux journalistes du Parisien auteurs d'un article sur la réaction des inspecteurs après leur mise en cause par la jeune femme qui avait été  abandonnée sans soutien par sa hiérarchie. Dans cette lettre, Mireille et Bernard font part des réflexions que leur a inspiré cette lâcheté qu'ils ont déjà rencontrée en 1997 après la mort de François Therrié.

à Messieurs Charles de St-Sauveur et Sébastien Thomas

Montgeron le 19 janvier 2006

Nous sommes abonnés à votre journal. C'est avec émotion que nous avons lu votre article intitulé "Etampes: le rapport qui blanchit l'Education nationale", du 18/01/06. Les propos rapportés des inspecteurs généraux nous renvoient à notre propre drame. Votre journal en avait fait état le 23 septembre 2000 sous le titre: "Des parents s'interrogent sur l'étrange décès de leur fils". L'article était signé d'Isabelle Martin.

A la suite du décès, le 27 mai 1997, de notre fils François, élève du lycée de Montgeron, une enquête administrative avait été diligentée, sur notre demande, par le ministre de l'époque, Mme Ségolène Royal. Un inspecteur général avait été chargé de cette mission. Le 2 juillet 1998, nous obtenons un entretien avec cet inspecteur, en présence du doyen de l'inspection, pour être informés des résultats de l'enquête: nous apprenons alors, à travers les propos évasifs et embarrassés de l'inspecteur Poupelin que la responsabilité de l'administration n'est en rien engagée dans le drame de François.

Pourtant, le décès de notre fils est survenu à la suite de plusieurs dysfonctionnements. Nous nous permettons de rappeler les faits (signalés sur le site www.comitefrancois.org).

Le 21 mai, de 10H30 à midi s'est tenue dans une salle vidéo du lycée une réunion secrète d'élèves absents aux cours du moment. A l'issue de cette réunion, cinq des élèves précédents, dont notre fils, sont pris à fumer du cannabis; l'un d'eux, étranger au lycée, s'enfuit.

Le 23 mai, les quatre élèves restants passent devant une commission interne au lycée, constituée de neuf adultes. François, seul à dire la vérité, est menacé de dénonciation à la police.

Le 26 mai, à l'insu des différents acteurs du lycée, la police interpelle dans l'établissement neuf élèves dont les noms apparaissent dans des affaires de trafic de drogue.

Le 27 mai, notre fils est retrouvé mort le long d'une voie de chemin de fer, à 40km de notre domicile.

Ainsi, aucune notification ne nous a été donnée des absences de François aux cours, du fait qu'il avait été pris à fumer du cannabis dans l'enceinte du lycée et qu'il avait été interrogé par une commission sans fondement légal, hors de la présence du chef d'établissement ou d'un de ses adjoints (toute trace de cette commission ayant disparu dans les archives du lycée). Rien ne nous a permis de savoir ce qui s'était passé au lycée et de protéger notre fils ( à la fin d'un cursus scolaire parcouru sans le moindre incident, François était un bon élève de terminale S, apprécié de ses professeurs et de ses camarades). Aucune plainte n'a été déposée au commissariat par l'administration, qui n'a mené aucune recherche sur l'identité de l'élément étranger qui s'était enfui. Pourtant, l'inspecteur lui-même a fait état de la rumeur évoquant un règlement de comptes.

Police et Justice ont conclu à un suicide, malgré l'absence de preuves et de témoignages allant dans ce sens. Passons sur les anomalies de l'enquête policière; à nos yeux, la Justice a couvert l'Education nationale.

Mais pour revenir au rôle de l'inspection générale, notons que, dans notre affaire, l'inspecteur aboutit dans son rapport oral à des conclusions floues et lénifiantes, admettant seulement que la démarche suivie par la commission" n'était ni la plus efficace ni la plus prudente".

La copie du rapport écrit nous parvient à la mi-mars 1999. Nous sommes atterrés: le document comporte tant d'insinuations accusatrices à notre encontre et à celle de François que nous ressentons la première lecture comme un coup de poignard. Quand nous relisons le texte plus posément, nous découvrons que l'inspecteur manipule les chiffres et passe sous silence les falsifications contenues dans une lettre remise par le proviseur. L'ensemble du rapport vise à faire de François le seul à consommer du cannabis dans le groupe d'élèves pris à fumer, à culpabiliser les parents et à couvrir le chef d'établissement. Aucune faute caractérisée n'a été commise dans les procédures suivies par l'administration du lycée!

Notre témoignage montre, tout comme ce que dénonce votre article à propos du drame de Karen Montet-Toutain, qu'il s'agit là d'une véritable tradition pesant sur l'institution: les hauts responsables de l'Education nationale veillent à défendre son image aux dépens de la justice et de l'honnêteté intellectuelle, aux dépens aussi des droits de la personne. Les autorités ont pour premières préoccupations de maintenir l'apparente tranquillité de l'Ecole, en accord avec le déroulement serein et gratifiant de leur carrière fondée sur le mérite, ou sur la servilité. C'est trop souvent ce qu'on appelle le service de l'Etat.

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Le mépris du citoyen "d'en bas", le gêneur qui a l'outrecuidance de demander des comptes apparaît bien dans le documentaire sur une affaire datant de 2001 que FR3 a présenté le 22 janvier 2005.  Le programme de télévision rapporte les paroles d'habitants ordinaires de Saint-Denis traités sans discernement comme des délinquants par la police. Lire la suite : Des gens comme nous

 


Nous savons combien Mireille et Bernard Therrié-Flaux ont souffert d'être tenus dans l'ignorance de la marche de l'enquête policière. En lisant l'interview ci-dessous des parents du petit Jonathan assassiné, ils ont reconnu dans la souffrance de ses parents leur propre souffrance.

1) OUEST-France                                                       22/12/04

Les enquêteurs leur donnent peu d’informations sur le meurtre de leur fils

Jonathan : les parents las d’attendre

La nuit du 6 au 7 avril, Jonathan, 11 ans, disparaissait d'un centre de vacances, à Saint-Brévin-les-Pins (Loire-Atlantique). Six semaines plus tard, son corps était retrouvé à Guérande. Depuis, l'enquête piétine. A Orval, dans le Cher, Virginie et Stéphane, ses parents, sont las d'attendre. Dans une Interview à nos confères de La Nouvelle République du Centre-Ouest, ils disent leur désarroi.

INTERVIEW

Aujourd'hui, quels éléments d'information avez-vous sur la progression de l'enquête?

Maître Salsac: Ca fait huit mois qu'on n'a pas rencontré le juge d'instruction. La seule fois qu'on l'a vu, c'était en mai, une semaine après que le corps de Jonathan a été retrouvé. Il nous avait dit que, pour lui, c'était un dossier prioritaire.

Stéphane : Au départ, on recevait un appel tous les deux-trois jours. Ensuite, c'était toutes tes semaines. Et aujourd’hui, c'est moi qui appelle pour avoir des informations.

Me Salsac : Je lui ai écrit pour lui demander une rencontre avec les parents de Jonathan. Nous avons eu beaucoup de mal à obtenir des copies des procès-verbaux de cet été. Ce qui se déroule aujourd'hui, nous en aurons connaissance en mars.

Stéphane: On reçoit les informations avec décalage. Et parfois on apprend des choses entre-temps, par la presse.

Comme la découverte d'une tache de sang et les analyses ADN?

Stéphane: Oui. C'est ça!

Estimez-vous que vous êtes suffisamment tenus au courant?

Virginie: Nous sommes les premiers concernés. Mais nous ne sommes pas directement informés.

Stéphane: Quand les enquêteurs sont à Orval, ils viennent nous saluer, même s'ils ne nous donnent pas d'éléments sur l'enquête.

Me Salsac : Une rencontre serait bien. Par exemple, quand vous recevez le dossier d'expertise de l'autopsie, vous avez besoin d'explications. Car c'est très technique.

Comment expliquez-vous que les informations ne vous soient transmises qu'au compte-gouttes ?

Me Salsac : II semble qu'il y ait eu une fuite cet été, avec une information transmise aux journalistes. Le juge d'instruction a mené son enquête. Et il aurait ensuite coupé la communication des copies.

Vous vous êtes rendus au centre de vacances de Saint-Brévin où Jonathan a été enlevé. Qu'est-ce qui vous a marqués?

Virginie : On se pose beaucoup de questions. Pourquoi aller le chercher dans la chambre la plus difficile d'accès, celle à côté des animateurs? Et puis Jonathan ne serait jamais sorti seul, sans ses chaussons.

Stéphane : Quand on est allés sur place, on a été surpris de voir, à l'arrière du centre le grillage écrasé facile à enjamber (et qui donnait directement sur la quatre voies entre Saint-Michel-Chef-Chef et Guérande). Pour nous, c'est sûr, c'est lui qu'on visait.

Pour vous, l'agresseur connaissait les lieux ?

Virginie : C''est certain. Le centre, faut connaître. Quand je suis arrivée là-bas, j'étais perdue dans les locaux, Stéphane: Et Guérande, le manoir. On ne voit pas la mare de la route. Là aussi, faut connaître.

Aujourd'hui, vous demandez que justice soit rendue.

Stéphane : ll faudrait un peu de chance dans l’enquête. On a espoir. L’agresseur, on va le retrouver.

Virginie : Il faut qu’on le retrouve. Qu’il ne fasse pas de mal à d'autres enfants.

Comment avez-vous tenu pendant toute cette période?

Stéphane : C’est grâce à nos filles si l'on tient. C'est elles qui nous donnent envie. Sans elles, on ne serait peut-être pas là aujourd'hui. On a pété les plombs à tour de rôle, mais on s'est soutenus. Dans ces moments-là, on exagère tout, les sentiments sont à vif.

C’est-à-dire ?

Virginie : Je ne veux pas que les filles sortent de chez nous. Elles l'ont bien compris. Elles demandent même pour jouer devant la maison.

Stéphane : C'est comme l'école. Depuis la disparition de Jonathan, j’y suis retourné une fois. J'ai été malade comme un chien. Je ne veux plus y aller.

Comment avez-vous été soutenus dans cette épreuve ?

Stéphane : Notre soutien, ça a été la famille, nos amis et notre avocate. Et aussi le maire d'Orval et son épouse. Ils ont toujours été là, ils ne nous ont jamais laissés tomber.

Vous adhérez à une association d'aide aux victimes d'enfants disparus?

Stéphane: Nous avons été contactés par une association, celle du père d'Estelle Mouzin. Après Saint-Brevin, ils nous ont bien soutenus. On n'avait plus notre tête, ça nous a aidés à nous retrouver.

Virginie: Nous avons eu une rencontre avec d'autres parents, d'autres mamans et on disait les mêmes mots. On ne vit pas mieux. Mais on regarde les choses en face.

Recueilli par

Ermmanuel COUPAYE et Emmanuel DANIELOU.

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   2) Dans le contexte de lâcheté généralisée, est-il étonnant que les médecins d'un établissement aussi prestigieux que l'Hôpital européen Pompidou, joyau de l'Hôpital public, choisissent de "ne pas faire de vagues" en cachant les conditions du décès d'un patient. 

OUEST-FRANCE                                24, 25, 26 décembre 2004

Hôpital : la mort «naturelle» était un meurtre  

Une autopsie, récemment pratiquée sur un ancien patient de l'hôpital Pompidou à Paris, déclaré décédé de mort naturelle en octobre 2002, a révélé que l'homme avait été étranglé. Un déséquilibré mental de 22 ans a été écroué hier. En février 200|, il s'était présenté au commissariat pour avouer le meurtre II avait dit alors avoir fermé le robinet d'arrivée d’oxygène de son voisin de chambrée car ce dernier, affirmait-il, désirait se suicider. Mis en examen, il avait été laissé en liberté sous contrôle judiciaire avec obligations de soins. L'hôpital Pompidou, en effet, avait conclu, après autopsie à la mort naturelle du patient. II excluait que la fermeture des robinets d’oxygène fût à l'origine du décès. Mais une nouvelle autopsie vient de révéler une mort par strangulation. L’avocat de la famille de la victime va porter plainte contre l’hôpital.

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Lettre de l'association aux candidats à la présidence de la République française

Nous avons envoyé aux trois principaux candidats une lettre, adaptée pour chacun à la ou les fonctions antérieures exercées, Education nationale pour Ségolène Royal ainsi que pour François Bayrou, Police pour Nicolas Sarkozy. Nous leur demandions quelles seraient leurs actions s'ils étaient élus. Seule Ségolène Royal n'a pas répondu.

 

Association François

La Présidente :

12 rue Bolviller

91 800 Brunoy

Nom du site: www.comitefrancois.org

 

 

 

 

Brunoy le 19 mars 2007

à

Madame Ségolène Royal

Candidate à la Présidence de la République

Objet: dossier concernant le décès de François Therrié-Flaux.

 

Madame la Ministre,

Vous avez été informée à plusieurs reprises du drame de François Therrié-Flaux, lorsque vous étiez ministre délégué aux affaires scolaires; nous nous adressons aujourd'hui à vous en tant que candidate à la présidence. Suite aux nombreuses insuffisances constatées dans l’enquête sur les causes du décès de ce jeune homme, nous avons constitué une association loi 1901 afin de soutenir ses parents dans leur combat pour connaître la vérité. À ce titre, nous nous permettons de vous rappeler les anomalies les plus criantes d’une affaire qui se prolonge depuis plus de neuf ans.

1. Des faits troublants :

Le corps inanimé de François a été trouvé le 27 mai 1997 le long d’une voie ferrée, dans un lieu inconnu de sa famille, à une quarantaine de kilomètres de sa maison. Selon les témoignages des voyageurs, il était impossible de ne pas apercevoir le corps le long de la voie ferrée. Or il serait resté ainsi durant quinze heures sans être vu de personne, alors que des dizaines de trains de voyageurs ont circulé sur cette voie.

Selon les employés de la SNCF les blessures de François ne correspondaient pas à un accident ferroviaire ; de plus ses affaires n’étaient pas dispersées et ses vêtements étaient en bon état.

Dans le rapport d’autopsie, les constatations formulées par le médecin légiste correspondent plus , si l’on se réfère aux ouvrages spécialisés en médecine légale (dont le propre livre de l’auteur du rapport), aux conséquences d’un « passage à tabac » qu’à celles d’un accident ferroviaire.

Par écrit, un expert a attiré l'attention du juge sur une marque qui pourrait correspondre à une strangulation.

2. Les négligences de l’enquête :

Dès le lendemain 28 mai la police n'a retenu que l'hypothèse du suicide, Or les lieux n’ont pas été gelés ; les constats établis perdent toute valeur dans ces conditions : un expert accidentologue a refusé de mener une enquête, faute d’avoir des documents suffisants étant donné l’absence de « gel ». La motrice qui aurait heurté le corps n'a pas été expertisée comme cela est prévu par la SNCF en cas de choc. La police n’a conduit aucune recherche dans l’environnement du lycée dont François était l’élève. Elle n’a lancé aucun appel à témoin.

Le commissariat de Montgeron a perdu des documents remis par les parents à un officier de police, à savoir l’agenda électronique de François et son carnet d’adresses.

Malgré les négligences reconnues, aucune investigation nouvelle n’a été lancée lors de l’enquête menée par la DRPJ de Versailles. Aucune vérification n’a été faite pour élucider les contradictions entre les témoignages de 1997 et ceux de 1999.

3. Les dysfonctionnements de la Justice :

Le document trouvé dans la chambre de François et faisant état d’un trafic de drogue prévu pour les vacances suivantes n’a pas été pris en considération.

Le Substitut du Procureur a refusé de rencontrer les parents avant de classer l’affaire.

Les contradictions que comportent les rapports de police n'ont suscité aucune inquiétude auprès des personnes chargées de cette affaire. Malgré la dénonciation de nombreuses anomalies majeures, le juge a estimé bon de clore l’instruction.

Enfin les parents ont reçu une amende de 93 € chacun pour avoir osé faire appel après le délai légal, alors que l’information leur en avait été adressée en août, en pleine période de vacances estivales !

4. Les silences des institutions :

Le rapport de l’Inspecteur de la Vie scolaire tend essentiellement à disculper les responsables du lycée et à étouffer l’affaire. Il s’est visiblement agi de masquer les dysfonctionnements de l’établissement.

Aucune institution n’a voulu établir un lien entre les problèmes de drogue du lycée à cette époque et le décès de François. Pourtant, le mercredi 21 mai, il avait été pris à fumer un joint avec quatre autres camarades ; le vendredi 23 mai il était passé devant une commission du lycée (dont l'existence et la composition n'avaient aucune légalité), laquelle l’avait menacé de dénonciation à la police. Et, le 26 mai, veille de sa disparition, neuf élèves étaient interpellés par la police dans l’enceinte de l’établissement pour un important trafic de drogue.

Le constat de toutes ces anomalies nous amène à dénoncer de graves carences et dysfonctionnements dans les agissements de trois institutions. Plusieurs familles de victimes ont pris contact avec nous soit pour accuser l'Education nationale qui avait fermé les yeux devant les trafics de drogue dans les établissements scolaires et étouffé des affaires embarrassantes, soit pour dire leur colère devant les comportements de la Police, soit pour proclamer leur indignation devant les pratiques de la Justice. L'actualité de ces dernières années a mis en lumière les scandales qui ont éclaboussé ces institutions. Il nous semble que la campagne présidentielle laisse dans l'ombre les leçons à tirer de l'opacité que la hiérarchie entretient sur les violences et les trafics de drogue qui règnent dans les établissements scolaires, ainsi que les leçons à tirer des bavures policières qui ont provoqué la révolte des banlieues et des injustices terribles de l'affaire Outreau. Nous vous demandons de mettre l'accent sur vos engagements de candidate à la présidence dans ces domaines.

Plus précisément, en ce qui concerne l'affaire du décès de François Therrié-Flaux, nous attendons une réponse à nos questions.

Si vous êtes élue Présidente de la République,

1. Quelle aide apporterez-vous aux parents qui souhaitent savoir exactement ce qui s'est passé au lycée dans les jours qui ont précédé le décès de leur fils; quelles sanctions seront prises contre ceux qui n'ont pas assumé leurs responsabilités?

2. Quelles mesures prendrez-vous pour qu'apparaissent clairement les actions de la police dans les jours qui ont précédé la disparition de François? quel compte sera demandé au médecin légiste qui est sorti de sa mission? Comment garantir l'indépendance des experts et leurs compétences?

3. Comment procéderez-vous pour que justice soit rendue aux parents?

Nous comptons sur une réponse précise de votre part et sur des engagements fermes qui nous permettront de croire que vous prônez vraiment une nouvelle manière d'assumer les responsabilités politiques, à la hauteur de la charge que vous convoitez.

D'avance, au nom des adhérents de l'Association François, je vous remercie de votre diligence et vous prie de croire à l'assurance de mes respectueuses salutations.

La présidente de l'Association François :

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Compte rendu AG novembre 2008

Compte-rendu de l’Assemblée générale du 22 novembre 2008.

 31 présents, 89 procurations.

 La répartition des procurations a entamé le temps de l’AG, si bien que la Présidente n’a pris la parole qu’à 15 heures.

 

En préambule,

la Présidente, Thérèse Buret,  après avoir remercié les participants de leur présence et de leur fidélité, souligne l’importance de cette assemblée, compte tenu de la situation provoquée par la lettre du Procureur et appelle les adhérents à  participer activement aux travaux du bureau dans ces circonstances.

 

Trésorerie.

Claude Kolski, trésorier, commente le  budget dont les comptes sont inscrits sur un document distribué dans la salle.

 Deux grosses dépenses ont été engagées cette année :

-         l’expertise payée à l’université de Genève (973 €, 47),

-         les investigations  menées par la détective (1243 €, 84).

 Aussi les dépenses totales (3130 €, 21) ont-elles dépassé les recettes (2716 €, 66). Le déficit est comblé par le fonds de caisse et  le livret.

 Reste disponible : 4 889 €17.

Le budget est voté à l’unanimité.

 

            Rapport de la secrétaire, Claire Gruson.

Rappel des résolutions de la dernière AG, de septembre 2007.   Pour répondre aux exigences de la Justice il fallait trouver un fait nouveau, c’est-à-dire un élément inconnu des enquêteurs au moment des investigations.  

Les investigations se sont orientées   vers la recherche de témoignages du côté de la SNCF,  et l’élaboration d’un nouveau rapport mettant en cause de façon irréfutable le travail de tous les experts intervenus après la découverte du corps de François.

 Les adhérents   devaient aussi chercher à  maintenir des contacts avec la presse et à alimenter le site  de l’Association par des témoignages de soutien à l’action conjointe de Bernard et Mireille et de l’Association.

 

Ce qui a été fait :

             En décembre 2007, B. et M. se sont mis en quête  d’un médecin légiste indépendant ; ils  ont enfin pris contact avec le responsable de l’institut universitaire de médecine légale de Genève. Après lecture du dossier, le Professeur a pris un engagement sans ambiguïté pour leur cause, et après les avoir rencontrés à Genève, et s’être déplacé sur  les lieux lui-même, a adressé un rapport détaillé à l’avocate, fin janvier 2008.

            En parallèle la détective  a cherché des informations auprès de la SNCF,  mais elle s’est  heurtée au silence  gêné des employés et au refus des responsables  de  la SNCF, sous prétexte que seule la Police peut être leur interlocuteur.

            Fin juin 2008, l’avocate organise une séance de travail avec la détective, B. et M. afin de revoir précisément les documents à insérer dans le dossier ; les pièces maîtresses en seront :

-         - le rapport du médecin légiste de Genève,

-        le compte-rendu des investigations de la détective dont l’essentiel tient dans les témoignages de voyageurs qui ont aperçu le corps très visible de François et d’employés de la SNCF qui affirment que François n’a pas pu se jeter contre un train, compte tenu de  la nature de ses blessures ;

-         - la liste des anomalies dressées par Bernard et Claude K.

En juin 2008, l’Association  adresse un courriel aux adhérents  pour faire le point et  rendre compte de quelques-uns des témoignages de soutien qui nous sont parvenus de la part des adhérents (Claire en lit quelques extraits).

Fin juillet 2008, sur les instances de B. et M., l’avocate se décide enfin à envoyer le dossier au Procureur de Melun d’une part et à la Chancellerie d’autre part.

Fin août : nouveau courriel aux adhérents pour justifier le retard pris dans la convocation de l’AG ; on attend la réponse des autorités judiciaires.

 

Le dossier contient-il un fait nouveau ? Il comporte des témoignages et des rapports de personnages qui n’ont jamais été interrogés par la Police ou la Justice et qui remettent en cause leurs conclusions avec arguments solides à l’appui.

 Résultat : octobre 2008, comme aucune réponse n’est donnée à l’envoi de l’avocate, cette dernière relance les autorités concernées. B. et M. écrivent eux-mêmes au Procureur et au Ministère de la Justice.

Une lettre du Procureur de Melun, datée du 14 octobre, annonce à l’avocate son refus de rouvrir le dossier. Le Procureur « constate que l’ensemble de ces documents constitue, à tort ou à raison, une critique des investigations faites dans le cadre de l’information suivie par Mme S… et une contestation du travail de ce juge d’instruction et de ses conclusions. »  Il conclut ainsi :

 « Ainsi, compte tenu de l’ensemble de ces éléments, je n’estime pas qu’il y a lieu de requérir la réouverture de cette information au vu des documents que vous m’avez transmis. En effet ceux-ci s’inscrivent avant tout dans une contestation pure et simple de la procédure d’information close par un non lieu en 2001 et ne contiennent pas de ce fait des éléments ayant un véritable caractère de nouveauté par apport (sic) au contenu de cette information. »

La Chancellerie par l’intermédiaire de la Commission des affaires criminelles et des grâces  répond  à B. et à M., il y a quelques jours: on y insiste  sur le fait que le dossier  transmis entre les mains de la Commission des affaires criminelles et des grâces, a été envoyé au Procureur général de Paris  et qu’il est  l’objet d’un  « suivi attentif et  régulier ».

Bernard et Mireille ajoutent quelques précisions.

Bernard aborde notamment les démarches qu’il a faites pour obtenir plus d’informations sur une  double question soulevée par des témoignages et par des  rumeurs : François a-t-il été interrogé par la police de Montgeron ? Bernard a écrit à la CNIL qui l’a renvoyé aux R.G., qui l’ont renvoyé aux archives nationales qui l’ont adressé aux archives de Fontainebleau avant  qu’il aboutisse  aux archives départementales du 91,  où il s’est heurté à un refus  de consultation : il faut une dérogation à demander aux RG.  En fin de compte, Bernard a constitué un mini dossier qu’il a adressé aux archives des 91, 92, 77.

 Débat : que faire maintenant ?

Quelques questions, réflexions  et suggestions des participants :

- Faut-il forcer le blocus ? Comment ?

- Peut-on poursuivre ?

- Je viens pour la première fois et ce que vous dites me donne l’impression que la Police couvre quelqu’un.

 - Me Malinbaum avait elle-même en juin envisagé l’hypothèse d’un refus du Procureur ; elle avait alors déclaré que d’autres voies étaient ouvertes pour attaquer l’Etat, cette fois.

- Le rapport du médecin légiste de Genève  semble important : peut-on l’exploiter ?

- Si on obtient l’annulation du rapport  d’autopsie pour incompétence de son auteur, le dossier sera incomplet.

- Mais cette annulation est-elle possible ? Le rapport  très critique du médecin légiste de Genève a-t-il la moindre importance aux yeux de  la Justice française ?

 Que peut faire l’Association ?

            Pour ester en justice, il faut changer les statuts de l’Association. Le quorum est largement atteint : l’AG peut décider.

            Proposition soumise au vote : « L’Assemblée générale donne pouvoir au président assisté du bureau pour ester en justice afin de découvrir la vérité »

            Adopté à l’unanimité.

  - Il faut trouver un juriste compétent et militant qui précise quelle est la marge d’action de l’Association dans le cas présent.

- Comment dénicher un juriste remarquable ?

- Notre voisin, juriste,  pense le plus grand bien de Me Malinbaum, membre du Conseil de l’ordre.

- Oui, mais ce n’est pas une spécialiste en droit pénal.

- Ne faudrait-il pas poser la question à des Associations de victimes ?

- Pas facile  sur Internet  de distinguer des associations qui s’intéresseraient à notre cas. La plupart sont empêtrées dans leurs propres recherches ou bien se soucient surtout d’attirer beaucoup  d’adhérents.  

 - A la Ligue des Droits de l’Homme ?

-On l’a déjà fait, en vain ; mais on pourrait renouveler la tentative.

 - Il faut un juriste pénaliste.

- Il suffit de demander une consultation à un avocat.

- Pourquoi ne pas s’adresser à la consultation juridique du Palais de Justice ?

-Il faut croiser plusieurs regards nouveaux sur ce terrain.

-Et la Commission européenne ? On n’aurait pas besoin de recourir forcément à un juriste français.

 - Le recours à la Commission européenne de justice paraît très long et très lourd.

- N’empêche que l’incurie de la Police devrait peut-être être dénoncée devant la Cour européenne.

 Conclusion :  Décisions.

 Pour Bernard et Mireille : 

1) Il reste à insister auprès de Me Malinbaum pour savoir si elle est décidée à porter plainte dans les semaines qui viennent. S’ils observent trop de réserve de son côté, il leur faudra chercher un autre conseil ?

 2) Ils poursuivent leurs recherches du côté de l’administration de l’Education nationale, des archives, des familles qui ont  vécu un drame semblable au leur.

Pour l’Association : 1. Le bureau.

- Modification des statuts à mettre en acte (aller à la préfecture avec les anciens statuts  et faire ajouter un nouvel article libellé comme il a été décidé. Il en coûtera une trentaine d’euros)

- Pistes pour consulter un avocat sur la marge de manœuvre de l’Association :

            S’adresser à l’avocat conseillé par le professeur de Genève.

            Consulter un avocat de la Ligue des Droits de l’Homme.

            Exploiter les informations que les adhérents voudront bien  transmettre au bureau.

 

2.     Les adhérents : que tous les adhérents cherchent   

- parmi leurs connaissances  ou  sur Internet des renseignements sur des avocats ou des juges  compétents et militants qui nous accorderaient  au moins  une consultation.

- des associations prêtes à nous soutenir ou à nous donner des conseils pour la recherche d’un avocat.

- des informations sur les  possibilités de recours auprès de la Commission européenne de Justice.

- des moyens de faire connaître  cette dramatique affaire, le rôle joué par les institutions ; diffuser l’adresse du site.

 

NB : 

1. Hors assemblée, quelques adhérents ont fait part de leurs questions : pourquoi n’a-t-on pas parlé d’action auprès du Procureur ? Pourquoi ne pas lui remettre une lettre de protestations ou lui demander une réunion  à plusieurs ? Chaque adhérent ne peut-il lui envoyer un courrier insistant sur les aberrations que comporte  cette affaire, notamment les conditions d’envoi et de réception  du non lieu ?

     Nous avons répondu que la question avait été débattue en réunion de bureau, que le moment ne semblait  pas venu d’une manifestation quelconque dans la mesure où personne ne savait de quelle marge de manœuvre disposait l’Association.

  2. Dès la  fin de la réunion, des adhérents ont promis leur contribution ; le soir même et le lendemain parvenaient les premiers  résultats des recherches, notamment au sujet d’associations. Pour l’instant, nous retenons  le nom d’un avocat qui s’est fait remarquer dans l’affaire Outreau, Me Eric Dupond-Moretti. Si vous avez des informations et des avis  à nous transmettre à son sujet, n’hésitez pas à nous les communiquer ; nous disposons seulement du portrait qu’en a tracé Le Monde  daté du 14 novembre. Une autre piste s’ouvre du côté d’un avocat engagé dans l’affaire Borel. 

 Claire Gruson et Mireille Flaux  d’après les notes de Brigitte Lagae et  Annie Voidet.

 


 

Compte rendu AG du 15/09/07

34 présents, 82 pouvoirs

Ouverture par Thérèse Buret, Présidente qui rappelle que François est décédé il y a plus de dix ans maintenant.lle souligne la fidélité des adhérents et remercie particulièrement ceux qui sont présents aujourd’hui. Les points suivants sont annoncés : présentation du budget, rapport d’activité, débat.

Rapport financier présenté par Claude Kolski, trésorier.

Le tableau distribué à chaque participant montre que les dépenses les plus importantes de cette année tiennent à la correspondance échangée avec les adhérents.

Notons aussi le montant de l’annonce parue dans Le Monde. 

Les cotisations et les intérêts sur livret donnent un total de recettes de 2742, 96 € alors que les dépenses s’élèvent à 546€ 09 ; compte tenu des sommes disponibles sur compte bancaire et sur livret, il reste 5046€, 79 disponibles.

Bernard Therrié souligne que 300€ ont été économisés parce que l’assurance nécessaire pour la réservation de la salle offerte par la mairie n’a pas été renouvelée pour 2007-08 (l’AG a eu lieu avant l’expiration de l’assurance 2006-07). De plus, le budget n’est pas grevé cette année par les sommes versées les années précédentes à Action Justice et à l’avocate.

Il faut prévoir une somme à verser à l’avocate dans un avenir proche.

Le budget est voté à l’unanimité.

Rapport d’activité présenté par Claire Gruson, secrétaire.

Après avoir rappelé que les parents mènent un combat depuis dix ans pour trouver la vérité sur la mort de François, la secrétaire souligne les grandes étapes qui ont conduit du refus par la Justice de réexaminer le dossier d’appel en décembre 2001 pour vice de forme à la situation actuelle : les quatre années de démarches conduites avec R-M Moreau et R. Agret, les investigations menées par Lysiane Carré.

En août 2006 l’avocate avait fait le point en écrivant à ses clients: la thèse du suicide n’est « absolument pas cohérente », le décès de François est sans doute en lien avec le trafic de drogue qui avait lieu au lycée de Montgeron ; l’enquête a été « plus qu’imparfaite ». L’ordonnance de non lieu d’août 2001 a un caractère définitif sauf élément nouveau. Mais étant donné les pressions multiples exercées par l’Association et Bernard et Mireille, apparaît l’idée qu’on peut donner un prétexte au procureur de Melun de rouvrir l’instruction.

A l’issue de la séance de travail avec l’avocate de septembre 2006, un projet de confectionner un dossier complet en vue de donner ce prétexte avait été mis en œuvre. Pour étayer ce dossier l’avocate faisait appel au médecin légiste d’Action Justice, le professeur Rudler.

Suite aux décisions prises au cours de l’AG de novembre 2006, prise de contact avec le service juridique de la SNCF.Bernard parle de ses échanges par courrier et par téléphone avec la responsable régionale du service. En définitive, on lui répond qu’il n’y a aucune trace dans les archives de la SNCF de l’accident ferroviaire dont aurait été victime François et qu’en tout état de cause les seuls interlocuteurs reconnus par la Société sont les magistrats.

Afin de conforter le travail de l’avocate deux campagnes étaient lancées de décembre 2006 à mars 2007 : l’une auprès du ministre de la Justice, Pascal Clément ; chaque adhérent et sympathisant était appelé à lui envoyer un message postal ou électronique. L’autre consistait à recueillir des témoignages auprès des professeurs du lycée et des anciens camarades de François afin de croiser ces réponses en vue d’une avancée dans la recherche de la vérité.

La quête de témoignages n’a pas apporté d’éléments nouveaux, mais confirme très nettement l’ampleur du trafic et de la consommation en 1997 de drogue au lycée, le caractère invraisemblable de la thèse du suicide, et les silences de l’administration de l’époque.

Les lettres aux pouvoirs publics: aux messages envoyés par les membres de l’Association rappelant au Garde des sceaux les anomalies de l’affaire, se sont ajoutées des lettres adressées aux trois candidats principaux à l’élection présidentielle. Le 3 juillet, la lettre précédemment envoyée à P. Clément a été adressée à Rachida Dati (on y rappelle les engagements du candidat Sarkozy): pas de réponse, sauf l’accusé de réception.

Le rapport Rudler demandé en septembre 2006, réclamé à plusieurs reprises, arrive chez l’avocate le 22 juin 2007! Un rapport nul, sans signature ni en-tête, dont l’avocate dit : « je ne peux rien faire avec ça ! ».

Commentaires de Thèrèse Buret, médecin. Le professeur se contente de reprendre les propos du médecin légiste sollicité par le tribunal ; Mme Rudler n’envisage aucune interprétation personnelle des blessures, propose des schémas contradictoires et conclut à un accident sans aucune connaissance des lieux.

Nouveau contact avec Lysiane Carré le 21 juin. La détective avait spontanément offert de reprendre les résultats de ses recherches antérieures dans un rapport cohérent remis par elle en janvier 2007. Au vu du contenu des témoignages recueillis par l’Association et par Mireille, des délais pris par Mme Rudler, le bureau pense qu’il serait utile de donner de nouvelles missions à Lysiane Carré. Lors d’une rencontre, le bureau lui propose un contrat où elle est chargée de recueillir de nouveaux témoignages, de les exploiter, de contacter le premier médecin légiste pour l’inviter à jeter un regard critique sur ses propres conclusions. Une suite n’a pas encore été donnée à ce contrat.

Séance de travail avec Me Malinbaum du 12 septembre 07.

Thèrèse Buret a expliqué à l’avocate en quoi le rapport du professeur Rudler lui semblait inacceptable d’un point de vue scientifique et médical. Me Malinbaum a donc téléphoné au professeur en lui demandant de reprendre son « pré-rapport » ; elle lui a précisé qu’elle devait proposer les interprétations possibles des blessures décrites. Mme Rudler a promis de revoir son travail.

Bernard rappelle d’autres points abordés :

- Le bilan négatif de la relation avec la SNCF ; n’oublions pas qu’aucune expertise n’a été faite de la locomotive qui aurait heurté le corps de François, pas de trace de bande graphique, pas de bulletin de traction ?

- Des familles de victimes se sont manifestées ces deux dernières années et voudraient entrer en contact avec les parents de François. Faudrait-il envisager de s’unir pour avoir plus de force auprès des pouvoirs publics ? L’avocate n’a pas à s’occuper de ces contacts, mais elle pense que ce serait peut-être un moyen d’intéresser les médias ; une affaire ancienne comme la nôtre peut les laisser indifférents mais ils pourraient prendre en compte le drame de plusieurs familles ayant vécu une expérience semblable dans les rapports avec la Police et la Justice.

Conclusion :

Une proposition avant de voir les questions à débattre : cette chronologie montre à combien de lenteurs et d’inertie on se heurte ; assez décourageant, mais subsiste intacte la force d’une conviction collective évidente soutenue par l’avocate et par des prises de position publiques ; un procureur pourrait y être sensible. Ne faudrait-il pas témoigner des raisons de notre engagement dans l’Association ?

Pistes à discuter :

-Mission à donner à Lysiane Carré

-Suite à donner à la lettre adressée au Garde des sceaux.

-Les contacts avec d’autres familles ; mener une étude comparative entre les anomalies dans les différents cas ? En avons-nous la force ?

Débat 

  • Mission à donner à Lysiane Carré

M.F. La collecte de témoignages a été une épreuve. On peut estimer qu’un professionnel pourrait exploiter les résultats, poursuivre cette collecte. Une mission a été confiée en ce sens à Lysiane Carré, mais elle voulait en modifier les termes ; pour l’instant rien n’a été confirmé par un contrat.

Mission proposée en juin à L.Carré ? Recueillir de nouveaux témoignages, vérifier certaines rumeurs, mener des recherches sur le rôle de la police dans les jours qui ont précédé le décès de François ; entrer en contact avec le médecin légiste qui a fait l’autopsie.

M-L N. Ne faudrait-il pas recueillir le témoignage des élèves arrêtés au lycée dans le cadre de l’affaire Eclaircy la veille de la disparition de François?

B.T. Nous venons de perdre deux ans (avec l’accidentologue, avec Mme Rudler), sans parler de Moreau et Agret ; si on confie une mission à L.Carré, n’allons-nous pas encore perdre une année? Me Malinbaum a envie d’en finir et voudrait compléter son dossier à la fin d’octobre ou au début de novembre.

J.S. : On peut donner une date butoir à la détective.

Appel à la presse pour le dixième anniversaire de la disparition de François

S.G. Ne faut-il pas lancer un appel à témoins dans la presse ? Dans Le Parisien ?

M.F. Appel à la presse lancé à plusieurs reprises. Sans résultat surtout pour un appel à témoins, dix ans après les faits alors que les personnes concernées sont dispersées. Voir l’annonce faite dans Le Monde sans le moindre résultat en décembre dernier.

B.T. Mais peut-être cela serait-il possible et efficace si on faisait intervenir un collectif de parents.

S.G. L’association a dix ans, compte près de 200 membres qui ne renoncent pas. On accumule témoignages et anomalies et on se heurte à l’inertie de la Police, de l’Education nationale. Il y a de quoi émouvoir la presse comme Le Canard enchaîné. On pourrait envisager un tir groupé pour les dix ans.

  • Le rapport d’autopsie La SNCF. Un « fait nouveau ».

T.B. Les conclusions du rapport d’autopsie sont incohérentes. Peut-être faudrait-il porter plainte contre ce rapport.

B.T. Le médecin légiste a reconnu avoir recopié ce que lui avait dicté un policier. Un juge nous avait déclaré en 1998 que ce médecin était fautif, « il avait fait fort » et aurait pu être attaqué par un bon avocat.

J.G. Si le rapport d’autopsie est disqualifié, n’y a-t-il pas là un fait nouveau ?

  • Qu’est-ce qu’un fait nouveau ?

C.G. Selon l’avocate, « un fait nouveau est un élément non connu des enquêteurs au moment de l’instruction ou un événement qui survient après la clôture du dossier », par exemple retrouver la chaussure disparue.

C.K. Découvrir que la SNCF n’a pas de dossier, qu’il n’y a pas trace d’accident dans ses archives qu’aucun document n’a été conservé, est-ce que ça ne constituerait pas un fait nouveau ?

T.B. Il faudrait que l’avocate demande elle-même les documents à la SNCF.

  • La Cour européenne. Une personnalité morale. Le contact avec les familles. Retour à la presse.

M.V. Pourquoi ne pas contacter la Cour européenne puisque l’État français est compromis dans ce scandale ?

S.G. Ce serait peut-être possible si on associait les différentes familles qui se plaignent d’être victimes des mêmes traitements de la part de la Justice et de la Police.

B.T. Il faudrait le faire au moment où l’avocate va déposer son dossier.

M.F. Les cas dont nous avons eu connaissance : deux pseudo-suicides dans la région de Mennecy, des parents qui avaient écrit le récit de leur désarroi devant le comportement de la Police et de la Justice après l’accident mortel qui avait coûté la vie à leur fils, contactés par Antoinette dans un salon du livre et enfin deux familles de jeunes gens « suicidés » qui se sont tournées vers nous, notamment la dernière qui voudrait nous rencontrer.

S.G. Et pourquoi ne pas faire appel à des personnalités morales comme Badinter ?

M.F. Antoinette a tenté l’hiver dernier d’alerter des personnalités, en vain.

S.G. Il faut faire du tapage à l’occasion de ce dixième anniversaire, faire appel au journaliste de l’émission TV de France2 sur les affaires non élucidées.

  • Une collecte de témoignages des adhérents.

C.G. Nous avons conscience de nos faiblesses, mais nous n’en démordons pas depuis dix ans. Pourquoi êtes-vous toujours là ?

C.K. Ne pas attendre. Il faut tout de suite témoigner de nos motivations. On peut mettre les témoignages sur le site. Ca peut être convaincant pour des journalistes.

T.B. La Présidente. Chaque adhérent présent est-il prêt à rédiger un témoignage sur son engagement dans l’Association ?

On vote sur cette question.

Pour : 33, abstention:1

M-L N. N’y a-t-il pas des tâches plus urgentes?

Bilan proposé par Claire Gruson :

- Reprendre contact avec L. Carré et lui donner une mission, notamment pour l’appel à témoins. Voir notes précédentes.

-Demander à l’avocate de s’adresser à la SNCF, d’attaquer l’auteur du rapport d’autopsie.

-Prendre contact avec les familles de victimes et établir une liste comparative des anomalies qui apparaissent dans chaque enquête, s’informer sur les voies d’accès à la Cour européenne.

-Reprendre contact avec la presse et avec internet.

-Que chaque adhérent qui le souhaite envoie au bureau un texte sur son engagement dans l’Association ; texte qui pourrait être destiné au site et éventuellement à la presse au moment opportun.

Bernard ajoute: que chaque adhérent fasse connaître notre histoire dans son entourage, le plus largement possible, qu’il diffuse l’adresse du site et invite ses relations à le consulter.

Mireille Flaux. Le 18 septembre 2007.


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Association François

Compte rendu de l'AG du 18 septembre 2006.

Présents: 22  

Pouvoirs: 74

Président de séance: Justino Gracia.

Accueil et remerciements de la Présidente. En raison de l'absence de Thérèse Buret retenue par des obligations professionnelles, son mari prend la parole pour ouvrir la séance, accueillir les adhérents présents et remercier ceux et celles qui, non seulement ont adressé une lettre au ministre comme il leur avait été demandé, mais encore ont fait signer un grand nombre de sympathisants.

Il propose que soient posées les questions diverses suivantes :

Nouvelle diffusion de la lettre.

Notre réaction aux silences du détective, Moreau.

La prise en charge par l'Association des informations diffusées à l'extérieur (à la demande de Mireille Flaux).

Actions futures.

 

Rapport du trésorier. En raison de l'absence du trésorier pour raisons de santé, Bernard Therrié, prend la relève.

Dépenses: 4154 €, dont 291,27 € pour l'assurance et 3588 € pour l'avocate (Bernard et Mireille lui ont déjà réglé un premier versement de 4186 €, le 25 mars 2004))

Recettes: 2517 € de cotisations et 64,09 d'intérêts du livret.

Argent disponible: total : 3005 €.

Bernard s'interroge sur les frais entraînés par l'assurance pour un an, alors que cette assurance n'est nécessaire que pour la réservation de la salle offerte par la mairie: on pourrait envisager, l'an prochain, de fixer l'AG plus tôt pour éviter de renouveler le contrat, autrement dit, pour payer cette fois l'assurance une année sur deux. De toute façon, compte tenu des suggestions faites, Bernard va s'informer de contrats moins onéreux, auprès d'autres assurances.

Le budget est voté à l'unanimité.

Rapport moral. La secrétaire, Claire Gruson, prend la parole.

1. En introduction, elle lit le contenu d'une lettre de l'avocate adressée à Bernard et Mireille le 24 août dernier. Cette lettre souligne le bien-fondé de la lutte entreprise par ses clients et conforte l'Association dans le soutien qu'elle leur apporte et dans la ténacité dont il faut faire preuve.

2. Claire rappelle les faits déjà rapportés dans la lettre - bilan adressée aux adhérents le 20 juin dernier. Elle aborde notamment la question du rapport Agret du 21 avril. Ce rapport est essentiellement constitué des documents fournis par L. C. suite à ses investigations, du compte-rendu des anomalies relevées par Claude Kolski et Bernard et de divers documents réunis par Bernard. Ce dernier lit l'essentiel du texte rédigé par Agret. On ne trouve aucune trace du travail fourni par Moreau. Mention est faite aussi de la démarche de monsieur le député, Dupont-Aignan, qui a contacté le ministre, P. Clément, pour l'inviter à prendre en considération le dossier de l'affaire.

3. Le principal élément nouveau est la réunion provoquée par l'avocate, le 27 septembre, et réunissant autour d'elle: Lysiane C., Claude Kolski, comme représentant de l'Association, Bernard et Mireille. Après s'être interrogée sur la manière dont elle pourrait engager une procédure judiciaire après un non-lieu, l'avocate a décidé de tenter le tout pour le tout: étant donné la teneur de la lettre du député et la réponse du ministre, on peut donner un "prétexte" à la Justice (au procureur de Melun) de rouvrir l'instruction. Elle va constituer un dossier à partir de ce qui a été fait.

Lysiane C. s'est déclarée prête à continuer à travailler pour nous -bénévolement- mais elle veut être en règle avec Moreau. Bernard et Mireille ont réclamé efficacité et transparence et rappelé toutes les promesses sans lendemain, les refus de rendre des comptes, les propos déplacés, les explications fantaisistes qu'ils ont dû entendre toutes ces années, sans parler de l'inertie et des silences. Pas question de recommencer sur de telles bases.

L'avocate recommande à l'Association François d'écrire à Moreau pour lui demander des comptes.

En conclusion de cette réunion, l'avocate va demander à Agret de contacter Mme Rudler, le médecin légiste. Dès que le rapport du médecin lui parviendra, elle constituera un mémoire à déposer au parquet de Melun, mémoire comportant, notamment une lettre de l'Association François; cette lettre d'une page portera sur les anomalies et les interrogations concernant l'enquête et justifiera le soutien donné à Bernard et Mireille.

Dans le même temps, ce mémoire serait remis à Dupont Aignan, ainsi qu'à R.Agret, pour qu'ils le fassent parvenir à P. Clément.

C'est à partir de cette réunion, qu'est apparue la nécessité, pour l'Association, de soutenir le mieux possible la tentative de l'avocate. Devant elle, déjà, Claude a proposé de faire signer la lettre de l'Association, non seulement par le bureau, mais par les adhérents et par le plus grand nombre possible d'adhérents.

Début novembre, l'avocate a averti Bernard et Mireille qu'elle avait pris contact avec Mme Rudler et qu'elle prévoyait une réunion à la fin du mois.

Le rapport moral est voté à l'unanimité.

 

Questions à l'ordre du jour et débat.

Les réactions des adhérents obligent à parler d'abord de l'attitude à avoir envers Moreau et Action Justice. Tous sont indignés des silences de Moreau en réponse à nos lettres et de la légèreté du dossier Agret. Des longues discussions sur le sujet, il ressort qu'il faut absolument clarifier la situation et s'en référer à l'avocate.

Claire ajoute que rien n'empêche tout de même de demander des comptes à Moreau par rapport aux engagements qu'il avait pris dans l'article du Nouvel Obs; au moins de rappeler ces engagements à la journaliste qui l'avait interviewé.

Reste l'essentiel: comment faire avancer les choses?

La piste de la SNCF, déjà explorée par Lysiane C. devrait être reprise: contacter des cheminots par la voie de leur bulletin pour obtenir de nouveaux témoignages? Au nom des parents, au nom de l'Association? L'avocate ne devrait-elle pas demander copie de "la main courante" (?) de la SNCF? Cela permettrait de comparer les témoignages des conducteurs de train qui ont dû justifier l'arrêt du train, de vérifier quels contrôles ont été faits par les instances responsables et d'obtenir d'autres informations sur les circonstances du décès de François. Ne pas oublier que la locomotrice n'a même pas été expertisée.

La justification du refus de l'accidentologue, à savoir l'impossibilité pour lui de faire des recherches, faute de "gel des lieux" et de détermination du point d'impact au moment de la découverte du corps, peut être exploitée par l'avocate: on peut attaquer le travail des experts sur cette base.

Il faut absolument soutenir l'action de l'avocate en essayant de faire connaître l'affaire le plus possible. Un des moyens: diffuser aussi largement qu'on peut la lettre au ministre en contactant les élus, la presse, les enseignants du collège et du lycée de Montgeron, les parents d'élèves et même les enseignants du collège de Mennecy?

A cette occasion, Mireille rappelle qu'elle souhaiterait que pour les courriers extérieurs à l'Association leur adresse n'apparaisse pas, afin que soient distinguées l'action des parents et celle de l'Association. On peut envisager une boîte postale.

 

Actions à mener:

Chacun des adhérents doit apporter sa contribution dans ce nouvel effort : utiliser son réseau de relations pour faire signer la lettre au ministre, ci-jointe, en s'appuyant sur le chapeau introducteur rédigé par Antoinette W. Envoyer un exemplaire de cette lettre au maire de sa commune.

Antoinette continue à chercher des contacts avec des personnalités influentes.

Claire va distribuer un courrier, au nom de l'Association, à tous les collègues du lycée de Montgeron et du collège.

Nelly F., sur une idée d'Antoinette, fait un texte la semaine prochaine dans les "carnets du Monde" pour l'Assemblée générale, en indiquant l'adresse du site.

Hugues F, Colette A vont s'informer pour trouver des adresses utiles du côté de la SNCF. L'Association enverra éventuellement un courrier; elle va suggérer à l'avocate de demander une photocopie de "la main courante" des services de la SNCF.

 

L'Association va écrire au Nouvel Obs à propos du comportement de Moreau.

 

En conclusion, dans cette période déterminante pour l'avancée du dossier, il faut mobiliser tous les moyens dont nous disposons pour apporter notre contribution au travail de l'avocate: outre la diffusion de la lettre au ministre, pensez à nous envoyer des témoignages écrits, si minces soient-ils, qui pourraient être utiles.

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Compte rendu de l'AG du 1er octobre 2005

Présents: 33

Pouvoirs: 84


Bureau: Présidente, Thérèse Buret

Secrétaire, Claire Gruson

Trésoriers, Claude Kolski et Bernard Therrié.

 

Ouverture de la séance à 14H50 par Thérèse Buret.

Rapport d'activité par Claire Gruson.

Rappel de la dernière AG d'octobre 2004: L'enquêteur, R-M Moreau, se déclarait "relativement optimiste", il avait proposé l'intervention d'un accidentologue (proposition approuvée par l'assemblée - 1 voix) et avait annoncé la clôture du dossier dans un délai de 2 à 3 mois.

Récapitulatif des actions menées depuis l'AG:

Suite à différents contacts pris par Bernard et Mireille, de novembre 2004 à janvier 2005, avec MM Moreau, Agret et Me Malinbaum (sans réponse) nous apprenons par Lysiane Carré qu'elle-même est allée voir les Pompes funèbres de Dammarie-les-Lys, en vain; que R-M Moreau a eu des nouvelles de L. Eclaircy, lequel prétend ne pas connaître le groupe de François; qu'il a essayé en vain de rencontrer la plus proche amie de François. Il n'a pas cherché à rencontrer la CPE dont l'adresse lui a été fournie par un membre de l'Association. En outre, L. Carré donne les coordonnées du livre de Campana, le médecin légiste.


13 février: Lettre de l'Association à Moreau, Thérèse téléphone à Moreau en vain, à L. Carré qui fait à peu près la même réponse que précédemment.

Suite à une initiative annoncée de D.Freyss, B. et M. rencontrent un journaliste du Monde. Coup de téléphone de Bernard à Me Malinbaum le 16 mars: elle relit le dossier et a pris RV avec le journaliste du Monde. Ce même jour, B. téléphone à Agret qui annonce que l'accidentologue veut l'intégralité du dossier; que c'est à discuter avec l'avocate. Bernard propose de participer à une réunion de travail sur le dossier avec elle et le journaliste; elle refuse mais déclare qu'elle va "secouer" Moreau, l'affaire lui paraît « longue ». Bernard lui fait part de la demande de l'accidentologue. Dans les jours qui suivent, le journaliste se rend au cabinet de Malinbaum pour consulter le dossier.

Malinbaum téléphone: Moreau est venu faire des photocopies pour l'accidentologue.

En mai, C.Kolski obtient un contact avec Moreau qui lui donne le nom de l'accidentologue.

Le 10 juin, réunion du bureau. Consultation du site de Moreau.

On demande:- aux adhérents d'envoyer un courriel à Moreau

- A la Présidente et à la Secrétaire d'écrire à Moreau pour lui parler de l'AG.

- A Bernard de téléphoner à Malinbaum, Agret, Moreau et l'accidentologue.

 

Moreau ne répond ni aux messages des adhérents, ni à la lettre de l'Association, ni au coup de téléphone de Bernard.

Le 13 juin, Bernard demande par téléphone à Agret et à Me Malinbaum d'envoyer toutes les photos du dossier à l'accidentologue. Il prend rendez- vous avec ce dernier.

Le 15 juin L. Carré déclare qu'elle va envoyer à l'accidentologue les photocopies dont elle dispose.

 

Rendez-vous avec l 'accidentologue à Narbonne le 5 juillet.

Il a commencé à lire le dossier; sa première remarque : "le document qui m'a le plus intéressé, c'est le commentaire de la Présidente de l'Association sur le rapport d'autopsie", autre remarque: "vous vous êtes battus comme des lions" (notes ajoutées par la rédaction); mais des pièces importantes lui manquent: le rapport d'autopsie, le rapport de l' enquête initiale, les photos. Il va reprendre contact avec l'avocate et le détective; il ne veut pas demander d'argent sans avoir leur aval; il fera un devis.

Bernard envoie tous les documents manquants dont lui-même dispose.

 

Septembre: lettre envoyée à Me Malinbaum pour la relancer: sans réponse.

Message téléphonique rassurant de la part d'Agret du 18/ 09, en réponse à une lettre de Bernard qui lui a adressé son travail sur le livre de Campana : le dossier comprend des éléments "solides"; "l'équipe de Moreau a bien travaillé" (!);évidemment, ce serait mieux s'il y avait les conclusions de l'accidentologue; on ne comprend pas pourquoi il n'a pas les photos.

Réunion préparatoire du 29 09. La Secrétaire téléphone à Agret: le dossier est complet, mais il doit y ajouter quelques commentaires. "Je dis, j'affirme que ce n'est ni un accident, ni un suicide"; Il ne souhaite pas clore le dossier sans le rapport de l'accidentologue. Si cette condition est remplie, il provoquera une conférence de presse. L'avocate devrait récupérer facilement les photos au greffe.

La Présidente téléphone à Moreau qui tient à peu près les mêmes propos.


Débat.

Commentaires, précisions et questions sur ces actions:

Comment expliquer lenteurs et silences? Qu' a fait Moreau? (Il ne s'est déplacé ni pour interroger la CPE, ni pour voir l'accidentologue, comme promis. Note de la rédaction)

Chacun des partenaires, Agret et Moreau d'un côté, avocate de l'autre et enfin accidentologue, se renvoie la balle à propos des photos manquantes, indispensables pour les recherches de ce dernier. Chacun fait l'étonné, mais l'accidentologue rencontré le 5 juillet a fait bonne impression sur ses interlocuteurs.

La procédure d'Agret et de Moreau doit s'achever par un rapport à déposer à la Chancellerie, avec ou sans les conclusions de l'accidentologue. Il y a urgence. On n'obtiendra rien de la chancellerie sans ces conclusions. Il faut donner les photos à l'accidentologue d'une façon ou d'une autre . Ne pas oublier que ce rapport peut seul apporter un "élément nouveau".

Ces photos existent-elles? L'avocate s'était plainte de leur mauvaise qualité, mais elle pensait pouvoir en obtenir de meilleures.

Seule l'avocate est en mesure de se procurer les photos et de les transmettre à l'accidentologue.

Qui est mandaté pour sommer l'avocate. Qui l'a payée ? La famille ; soit une provision de 4186€ (soit 10 H de travail à 350€ HT).

Suggestions:

Que l'Association invite l'accidentologue à venir sur les lieux.

Mais ce sont des photos de la position du corps qu'il lui faut entre autre.

Faire pression sur l'avocate en la menaçant de plainte auprès du président du conseil de l'Ordre si elle n'obtempère pas.

Mais attention! Il faut se tourner vers Agret: c'est lui qui est mandaté par la famille et qui a été payé en partie par l'Association; c'est pour lui que travaille Moreau et c'est Moreau qui a contacté l'avocate.

Ne vaut-il pas mieux faire pression sur les trois partenaires, Agret, Moreau et Malinbaum, en même temps?

Envoyer un courriel? Une lettre? L'écrit seul a une valeur juridique, ne pas omettre d'envoyer en recommandé AR ou lettre en suivi.

Prévoir des étapes dans les envois: lettre sans menace, puis avec menace.


Décisions:

B. et M. envoient une lettre à l'avocate avec copie à Agret et à Moreau.

L'Association, par l'intermédiaire de la Présidente et de la Secrétaire adressent un courrier en recommandé avec AR à chacun des trois partenaires.

Chacun des adhérents envoie un courriel à l'avocate: Martine.Malinbaum@wanadoo.fr

Courriel libellé ainsi: "Lors de l'AG de l'Association François du 1er octobre, j'ai été étonné d'apprendre que le travail de l'accidentologue était bloqué du fait qu'il ne dispose pas des photos et plans nécessaires à son expertise. Pouvez-vous faire en sorte que ces documents lui parviennent dans les meilleurs délais? Veuillez agréer…"


Rapport financier présenté par Claude Kolski.

Peu d'opérations. 1304€ de cotisations.

Disponible sur livret: 2941,06 €

Disponible à la banque:2455,89 €

Au total 5396,95 € sont disponibles.

Il reste à payer l'accidentologue qui n'a fait aucune estimation jusqu'ici.

Proposition: si nécessaire et si elle l'accepte, il faudrait payer les nouveaux honoraires de l'avocate. Proposition votée à l'unanimité.

La Présidente lève la séance à 16H30.


Dernières nouvelles : Aujourd’hui, 07/10/0 l’avocate a répondu à vos courriels (du moins à certains !) et aux nouveaux appels téléphoniques de Bernard : elle fait partir ce jour (04/10/05) deux courriers, l’un à l’accidentologue, l’autre au Procureur du Tribunal de Melun ; elle écrit à ce dernier : « […] pourriez-vous m’adresser une copie complète de cette procédure et notamment, une copie lisible des albums photographiques. Bien évidemment mes clients règleront le coût occasionné par cette demande. » Il nous semble utile de continuer à exercer une pression sur l’avocate et de persévérer dans l’envoi des courriers par Internet et par la Poste comme prévu.

Nous vous invitons à aller voir la zone privée en recourant au code d’accès : 270597, sur le site de l’Association: www .comitefrancois.org . Nous vous rappelons aussi l’adresse Internet de l’Association :

association-francois@wanadoo.fr


En annexe, le dernier courriel de l'accidentologue et la lettre de l'avocate du 18 juin 2004.

Bonjour,

Juste un mail pour vous informer que j'ai reçu un appel téléphonique de Monsieur Roger Marc MOREAU me demandant les pièces absentes au dossier.

J'ai répondu que je n'ai aucune planche photographique de l'affaire. Il avait l'air très surpris. J'ai même ajouté que je vous avais rencontré cet été et que le dossier qu'il m'avait transmis vous avait été présenté et qu'il manquait des pièces (que vous m'avez transmises depuis).

Monsieur MOREAU doit voir avec votre Avocat et ensuite me les faire parvenir.

J'ai bien insisté qu'il m'était impossible de procèder à une reconstruction sans connaître sur plan ou photos la position initiale du corps, etc.

Dans l'attente de vous lire,

Respectueusement,

L'Expert Accidentologue Christian ROUQUAND.

 


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Compte rendu de l’assemblée générale de l’Association François

16 octobre 2004

Présents  : 34

Pouvoirs : 99

Ouverture de la séance à 14 h 30 par Thérèse Buret qui rappelle que l’Association a six ans d’existence; la présidente remercie les adhérents présents à l'assemblée de leur soutien et de leur fidélité: la survie d'une association comme la nôtre réclame beaucoup de persévérance.

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Bilan financier présenté par Claude Kolski :

Recettes : cotisations et dons des adhérents comme seules ressources.

Dépenses : 4000€ pour Action Justice + frais divers (communications internet, courriers postaux, reprographie, papeterie).

Solde : déficit apparent, mais 1870,15€ disponibles sur compte et livret.

Approuvé à l’unanimité.

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Bilan moral présenté par Claire Gruson :

• Rappel du contenu de la lettre d’information du 7/05/04 :

- Point sur le travail du détective : la rencontre des voyageurs qui ont  signalé la présence du corps de François confirmant de façon catégorique qu’il aurait dû être aperçu par d’autres voyageurs des trains précédents ; les témoignages concordants des employés de la SNCF et des PFG : blessures ne correspondant pas à un décès causé par le heurt d’un train à 100 km/h. Conclusions importantes mais qui ne suffisent pas à faire rouvrir le dossier.

- Les points non aboutis : photos refusées à Mireille et Bernard par le tribunal de Melun (l’avocate en possède des copies en noir et blanc); rien sur la commission de suivi du lycée, malgré des demandes formulées auprès de deux proviseurs (l'une prétendant qu'aucune trace de la commission ne restait au lycée, l'autre ayant reçu des instructions de l'inspecteur d'Académie lui interdisant de transmettre la moindre information sur le sujet); malgré des démarches aussi auprès des associations de parents.

- La rencontre avec une nouvelle avocate sur proposition de Roger-Marc Moreau. Une première rencontre a eu lieu le 23/03/04 : les résultats de la contre-enquête sont encore insuffisants, mais éventualité d’un vice de forme pour rouvrir le dossier.

Nouvelle rencontre le 17/06/04 (l’Association + R.M. Moreau) avec l'avocate :

- Élaboration d’un calendrier : on convient de préparer, pour une rencontre envisagée dans la 2è semaine de septembre, un dossier complet comprenant : la synthèse des anomalies, le rapport d’Action Justice, le rapport d’un accidentologue (expert venant corroborer les conclusions de l’enquête).

- L’avocate a reçu les différentes pièces du dossier de la part du tribunal de Melun; on constate que s’y trouvent des pièces jusqu’alors inconnues par M. et B. Deux sont intéressantes :

- a) le rapport du policier Leblond après sa visite de la chambre de François, en avril 98, dans le cadre d’une enquête demandée par le juge, Mme Capodicasa. Il précise qu’il emporte carnet d’adresses, agenda électronique – sur lequel figurent selon lui de nombreux n° de téléphone -, un carnet aux feuilles détachables sur lequel était collée une feuille en cachant une autre (dessin représentant un train à grande vitesse, des armes, signature « Jacques » qui évoque une feuille trouvée près du sac de François).

b) le rapport d’expertise contenant 2 pages correspondant au rapport des médecins (experts désignés par Mme Capodicasa le 23/08/99). Conclusion de ceux-ci : ils ne peuvent faire leur travail d'experts, faute d’avoir eu accès à des pièces importantes du dossier, en particulier le dossier photographique. En réalité, il n'y a jamais eu de contre-expertise médicale.

Contact avec la presse: Le Parisien est prêt à faire un nouvel article.

Bilan approuvé à l’unanimité.

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Compte-rendu des enquêteurs (M. Moreau et Mme Carré) :

L’accès au dossier (photos du corps, rapport d’autopsie) peut permettre de réaliser de nouvelles expertises. Mais il manque les procès verbaux relatifs au trafic de drogue dans le lycée à l’époque et qui renvoient à l'affaire « Eclaircy » (important dealer).

La plupart des camarades de François refusent de donner des informations. Ce silence de la part de prétendus amis de François, devenus des adultes, est incompréhensible. Certains prennent comme prétexte la mise en cause du proviseur et de sa fille. Plusieurs ont eu connaissance par la presse du fait que l’association et les Therrié-Flaux contestent les conclusions de l’enquête. Ils admettent l’existence d’un trafic de drogue, mais refusent de parler ou tiennent un discours convenu. Mais la découverte de la vérité ne tiendra sans doute pas à la parole des jeunes et on ne peut les contraindre à répondre. Des parents menacent même de porter plainte pour harcèlement. Ont-ils peur des conséquences des témoignages de leurs enfants?

Les surveillants qui avaient fait partie de la commission de suivi à l’époque disent que le but de cette commission était de faire peur aux élèves.

Les éléments matériels nouveaux sont davantage susceptibles de permettre la réouverture du dossier. L’expertise a conclu à un accident; les enquêteurs vont tout mettre en œuvre pour montrer que cette expertise n’est pas valable.

Bilan de l’audition des témoins :

- Les voyageurs du train de 18 h 30, qui ont signalé la présence du corps, sont formels : le corps ne pouvait être là depuis 3 h du matin, puisqu' il pouvait être vu de tout le monde; il est impossible qu'il soit resté plus de 14 heures sans être aperçu; 70 trains étaient passés par là. Il a donc été déplacé juste avant sa découverte (contrairement à ce que dit l’expertise judiciaire).

- Les agents de la SNCF et le personnel des Pompes Funèbres n’ont pas constaté de taches de graisse sur les vêtements ni d’hématome sur le corps, ni de traumatisme crânien, or le tamponnage par un train en aurait forcément provoqué selon eux. L. Carré est allée voir elle-même, à la morgue, un corps heurté par un train. D'après un contrôleur, la position du corps de François ne correspondait pas à celle qui vient d'un choc direct avec une motrice. Le responsable de l’expertise, le Dr C., est aussi coordinateur d’un livre où sont évoqués d’autres "agents générants" pour les coups et blessures observés. La conclusion à laquelle il avait abouti dans son rapport est en contradiction avec les propos qu’il tient dans son livre.

Ces éléments essentiels devraient permettre la réouverture du dossier, qui sera demandée par le président de l’association Action Justice.

Il serait important d’avoir recours au travail d’un accidentologue qui, d’après les photos, pourrait effectuer une reconstitution du prétendu accident en vidéo 3 D, et surtout montrer que les conclusions de l'expertise de 1999 ne tiennent pas. Son rapport sera un élément de poids devant la chancellerie. Le prix de son travail peut être estimé entre 1500 et 3000 €.

Proposition acceptée à l’unanimité – 1 abstention.

On peut envisager une nouvelle médiatisation, notamment un reportage télévisuel qui réutiliserait ce qui a déjà été enregistré.

 

Dans le cadre de l'enquête sur l’affaire « Eclaircy », la mise en garde à vue de 10 élèves du lycée, la veille de la disparition de François, permet de penser que le groupe aurait imaginé qu’il avait donné des noms ou des renseignements le jour de son passage devant la commission de suivi; François pourrait avoir été victime d’un règlement de compte.

 

Délai? Il peut être assez court. On peut concevoir le scénario suivant:

Poursuivre encore quelques investigations, faire appel à un expert-légiste, obtenir le rapport de l'accidentologue.

Peut-être faudra-t-il alors qu'Action Justice organise une conférence de presse au moment de la présentation du dossier devant la chancellerie. Ne pas oublier que "rien ne dérange si ça ne se sait pas".

Il faut donc compter deux à trois mois.

Après l'éventuelle réouverture du dossier, l'avocate engagera une action. Le suivi sera assuré par Action Justice.

Chances de réouverture du dossier? Solides, mais le fonctionnement de la Justice est imprévisible. Il faut beaucoup compter avec le rapport de l'accidentologue. R-M Moreau se dit "relativement optimiste".

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Débat et conclusion de la secrétaire:

Nombreuses suggestions de la part de l'assistance; nombreuses questions aussi, notamment sur l'indépendance des experts judiciaires, sur le rôle des médias.

Bernard rappelle l'intérêt de l'agenda électronique de François, qui aurait peut-être apporté des éléments probants pour établir un lien avec l'affaire "Eclaicy".

Plusieurs adhérents s'engagent à fournir des informations utiles (données aujourd'hui) et à apporter leur aide pour une prise de contact avec la presse.

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Claire Gruson souligne les avancées; le bilan est encourageant, puisque une intervention d'Action Justice est envisageable désormais et que la réouverture du dossier pourrait avoir lieu dans un délai relativement court.

L'assistance est invitée à consulter le site internet, particulièrement la rubrique réservée aux adhérents (code d'accès: 270597).

Montgeron le 5 novembre 2004.

M-L Noël et le bureau.

Si vous ne l'avez pas fait, n'oubliez pas d'envoyer votre bulletin d'adhésion pour l'année 2004-2005.

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Compte rendu de l’assemblée générale de l’Association François

qui s'est tenue à Montgeron le 27 septembre 2003

Présents : 27 Pouvoirs : 91

Ouverture de la séance à 15 h par T. Buret qui remercie l’assistance de sa fidélité, rappelle que le dossier progresse grâce au travail de l’enquêtrice et invite à débattre sur les actions à mener au cours de l’année à venir.

Proposition de renouvellement du bureau :

Présidente : Thérèse Buret

Secrétaire : Claire Gruson

T résorier : Claude Kolski

 

Secrétaire adjointe : Mireille Flaux

Trésorier adjoint : Bernard Therrié

Vote à l’unanimité


Bilan financier présenté par Claude Kolski :

Solde disponible au 12/10/02: 284, 29 euros

Recettes = 3 386,50 euros Dépenses = 448,93 euros

Solde = 2 929,30 euros

Vote à l’unanimité


Bilan moral présenté par Claire Gruson :

Suite donnée aux propositions d’actions lors de la dernière AG :

A/ Contacter Action Justice. Montrer la nécessité d’un contact régulier.

C’est chose faite. Contacts réguliers après un silence dû à des difficultés personnelles rencontrées par plusieurs collaborateurs. Depuis le début du mois d'avril, nous recevons des informations précises et détaillées sur la poursuite de l’enquête.

B/ Eventualité d’un changement de statuts ( en vue de devenir une association d’intérêt général)

Le statut de l'Association est subordonné à des informations complémentaires sur les conditions de ce changement et les contraintes qui y seraient liées (les contrôles notamment). Lourdeurs qu’on aurait du mal à assumer. Mais c'est un problème qui pourra être discuté ensuite, à poser après les conclusions de l’enquête privée. Il faudra alors envisager peut-être la poursuite d’un objectif plus général, (ce qui permettrait de se présenter devant les tribunaux?) ou se tourner vers d'autres associations.

C/ Écrire un livre : proposer un travail d’information rigoureuse dont la forme pourrait être un livre. Un regard extérieur serait nécessaire. Les difficultés de déroulement de ce processus ne peuvent être ni prévues par l’AG ni assumées à la place de Bernard et de Mireille. Le rapport final des détectives constituera sans doute une aide pour le rédiger.

D/ Parution d’une annonce dans Le Monde au moment de l’anniversaire de la mort de François. Un problème est apparu a posteriori : il était nécessaire d’organiser cette parution en collaboration avec les enquêteurs. En outre, le prix de cette mesure a semblé excessif au vu de son efficacité.

L’état de l’enquête :

Elle a été menée en direction de l’entourage de François et des milieux de la SNCF (afin d'élucider les conditions de la découverte du corps de François).

Elle permet de repérer des " éléments troubles " dont voici quelques exemples:

A/ L’arrêt du convoi à 3H49 aux environs du point kilométrique 46 :

L'enquête de la détective reprend la question posée par Bernard: comment peut-on maintenir que le décès de François est dû à un choc ayant eu lieu à cet endroit à 3h 49, étant donné que le conducteur du train qui s'est arrêté à ce moment-là et en ce lieu, en raison" d'un choc ressenti; non pas une secousse sinon plutôt une résonance", n'a rien vu, non plus que son coéquipier? Le conducteur du train suivant, qui roulait au ralenti, n'a rien vu non plus à la lumière de ses phares (les conducteurs ont pris contact à un endroit distant d'environ 150m du point de découverte du corps).

"Cet arrêt du convoi faisant ralentir le train suivant, dont l'attention du conducteur était attirée sur une probable anomalie sur la voie, serait un élément de fait amenant à la conclusion que le corps de François ne se trouvait pas au PK 46,9 à 3h49", conclut la détective.

B/ Le signalement :

Deux passagers dans le train arrivant à Melun à 18H25 signalent tous deux la présence d’un corps sur la voie. Est-il possible que les passagers des trains précédents n’aient rien vu ? cela "fait supposer que le corps de François n’était pas en vue pour les passagers pour les passagers des trains précédents".

C/ Jeudi 29 mai. La chaussure :

Deux jours après le décès, une chaussure est trouvée sur le remblai central, à 50m du lieu de découverte du corps. Comment expliquer que les policiers n’aient rien vu deux jours plus tôt alors qu’ils ont ratissé le terrain et retrouvé un sac Auchan à 140m du corps  et le passeport d'un conducteur à 250m?

"Pourquoi cette chaussure est-elle retrouvée deux jours plus tard dans un périmètre précédemment fouillé par la police ?"

D/ Les rapports officiels d’autopsie : contradictions.

- Rapport de SOS Médecins (sur la voie) : le médecin indique 20H30 le 27 mai pour le décès et écrit: "traumatisme majeur par défénestration" comme cause immédiate de la mort. L'heure est inacceptable et la défenestration n'explique pas la présence du sac à dos de l’autre côté de la voie ferrée. Les investigations liées à une mort suspecte n’ont pas été pratiquées sur les lieux: prise de température qui aurait permis de déterminer l'heure réelle de décès, venue d’un médecin légiste.

-Témoignages : Le conducteur affirme qu'il n'y avait pas de tôle pliée, contrairement à ce qui est dit dans les rapports; l'agent de la SNCF, qui a gardé le corps de François pendant une heure avant l'arrivée des policiers et des secours, témoigne: "en comparaison de son expérience malheureuse des accidents de train et compte tenu de la vitesse à laquelle les convois roulent sur cette portion de voie (entre 120 et 150 km/h) un choc avec le tampon d'un train à cette allure ne lui paraît pas concevable dans le cas de François".

E/ Le contexte :

François a été surpris avec un joint en main dans l'enceinte du lycée le mercredi 21 mai 1997.

Par ailleurs, le passage en commission de François ainsi que sa disparition se déroulent sur fond d'interpellations par la police.

Une interpellation d'élèves a lieu le jeudi 22mai

Neuf interpellations d'élèves ont lieu le lundi 26 mai dans le lycée

Deux interpellations ont lieu le mardi 27 mai.

Le papier trouvé par Mireille et Bernard près de l’aquarium de la chambre de François  présente le plan d’un trafic de drogue en provenance du Maroc (date, somme d’argent, numéro de téléphone d'un camarade y sont indiqués).

Questions : quel est le lien entre le travail de "la commission de suivi", ce qui a pu s’y dire et les interpellations de la police ? entre le compte-rendu de la commission et la disparition de François ? Avait-il connaissance de l'existence d'un trafic ?


Le débat porte sur les points suivants :

• La détective fait allusion à la présence des pompiers, mais il n’y a aucune trace de leur passage dans les P.V.

• Le sac trouvé par les conducteurs à 3 heures du matin – ils ont donné un coup de pied dedans et ne l’ont pas examiné- n’est sans doute pas le même que celui retrouvé posé sur le chemin le long de la voie (à une distance de 150 m du corps de François) et dont le contenu n’était pas dispersé. On a retrouvé un passeport à 250 m, mais pas la chaussure rouge au milieu du terre-plein.

• Le plan découvert dans la chambre de François : jugé très important par l’avocat, il a ensuite été considéré comme un " jeu " par la DRPJ de Versailles.

• Les policiers de Dammarie se sont empressés de se débarrasser de l’affaire en la classant comme un fait divers parmi d’autres. Le lieutenant Leblond a hâtivement conclu qu’il n’y avait aucun rapport entre le décès de François et le trafic de drogue démantelé par la police de Montgeron.

• La " commission de suivi " : impossibilité d’en connaître le déroulement , à cause du départ de certains de ses membres, de la disparition de documents entre les mains du proviseur, aucune trace de la décision prise en Conseil d'Administration d’établir cette commission, interdiction formulée par l’Inspecteur d’Académie au proviseur actuel de donner les noms des participants. Certains de ces membres doivent pouvoir être retrouvés : deux appelés du contingent, quatre professeurs stagiaires. L’enquêtrice n’a interrogé qu’un des élèves passés devant cette commission; les autres se dérobent.

Les délégués de parents d’élèves de l’époque ont sans doute gardé trace de la décision prise au CA (mais ils ne disposent tout au plus que du nom d'un "référent" qui a reçu de l'ancien proviseur la consigne de se taire). Cette commission avait-elle pour objectif de faire un exemple en menaçant des élèves réputés sérieux ? Une telle instance aurait dû être composée de gens formés à ce type de problème. Les enquêteurs sont d’avis qu’il s’est passé quelque chose d’important lors de cette commission.: François était seul à avoir donné suffisamment de renseignements pour être menacé de convocation à la police.

Bilan présenté par Claire Gruson qui souligne la détermination de l'Association à poursuivre ses demandes, même si des faits probants ne sont pas établis à ce jour.

 

- A.K. fait état d'un article du Monde paru peu après le décès de François, en 1997; il y était question des problèmes de drogue au lycée de Montgeron; A.K. va mener une recherche à ce sujet.

- Afin de trouver un contact avec les appelés du contingent de l'époque, J.G. se propose d'interroger le fils d'un voisin qui a été "appelé" au lycée.

- Quelle action faut-il envisager pour répondre à l'interdiction de diffusion d'informations sur "la commission de suivi", interdiction émanant de l'Inspection académique?

- Une demande va être formulée auprès des parents d'élèves, mais l'Association lance un appel pour recevoir toute information sur cette commission.

- C. K. et Bernard ont fait un récapitulatif des anomalies, des dysfonctionnements de la police, de la justice et du système éducatif. Ce texte sera diffusé sur le site internet.

PS : Mireille et Bernard ont eu à payer une amende de 194 € correspondant à une condamnation pour appel contre l'ordonnance de non lieu.


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